Denis Tillinac : "Jean d'Ormesson, le dernier gentilhomme de lettres"

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Pour l'auteur Denis Tillinac, la disparition de l'académicien Jean d'Ormesson est celle d'un homme qui avait "les meilleurs qualités de nos écrivains".

"La France éternelle", dit-il, une pointe de regrets dans la voix. Décédé dans la nuit de lundi à mardi, l'académicien Jean d'Ormesson représentait pour l'écrivain Denis Tillinac "la France du grand siècle" et avait "les meilleurs qualités de nos écrivains", comme il le dit au micro d'Europe 1, mardi.

"Plume malicieuse et tendre". Pour l'auteur du Dictionnaire amoureux de la France, "on se dit spontanément qu'il aura été le dernier gentilhomme de lettres. Il avait sa plume malicieuse et tendre." Mais Denis Tillinac se targue d'être un réac, alors que Jean d'Ormesson était lui n'était pas forcément tourné vers le passé. Oui, mais "comme beaucoup d'esprits ouverts, ses amitiés dépassaient les clivages politiques, il appréciait beaucoup le Mitterrand amoureux des lettres" et "lui seul avait eu le courage de monter une manifestation à la Concorde pour défendre Chirac" en 1988, témoigne-t-il.

Le "sens de l'honneur" et le "courage désinvolte". "Il avait le sens de l'honneur et celui de la gratuité" et "c'était un homme d'un courage désinvolte, formidable", résume-t-il, heureux que Jean d'Ormesson lui ait tendu la main lorsqu'il était encore un écrivain débutant.