Deborah Harry de Blondie : le statut d'icône, "je m'y suis habituée"

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Le groupe américain sort un dixième album "Pollinator" avec Sia ou Charlie XCX comme invitées.

Des cheveux blonds, une allure punk et des chansons cultes, dont Heart of glass ou Call me. A 71 ans et 67 ans, Deborah (Debbie) Harry et Christ Stein du groupe Blondie n'ont pas raccroché. L'ancien couple, séparé en 82 et reformé musicalement en 1997, était invité dans le Europe 1 Music Club, alors que leur 10e album intitulé Pollinator (Pollinisateur en français) est sorti vendredi. 

La nouvelle génération invitée. Le groupe n'est d'ailleurs pas seul sur ce nouvel opus. Des chanteurs de la nouvelle génération, comme Sia ou encore Charlie XCX, ont été invités à collaborer. On tombe aussi sur le guitariste des Strokes, Nick Valensi et Johnny Marr des Smiths sur la bande son. "Tout le monde est plus jeune que nous, surtout arrivés à ce stade de nos vies. Ce sont des gens qu'on admire. On les a contactés et ils étaient partants", résument les artistes.

Pas de Panthéon aux années 70. Le titre original de l'album fait d'ailleurs référence à ces jeunes pousses qui ont été comme "pollinisés" par le style de Blondie. Le groupe ne tient pas pour autant à consacrer les décennies 1960 et 1970 comme les plus incroyables de tous les temps. "Il y avait aussi de la mauvaise musique mais les gens ne se souviennent que de la bonne. J'entends des choses absolument géniales maintenant", avance Christ Stein.

Iconique. Aujourd'hui, Debbie Harry pense qu'elle pourrait mieux protéger sa voix mais s’astreint à une discipline stricte en tournée. "C'est un peu comme si j'étais à l'armée. Tout est minuté. Christ Stein se dit aussi plus civilisé aujourd'hui. "Les jours où je buvais beaucoup sont derrière moi. On faisait un peu plus les fous avant, mais pas tant que ça non plus."

La chanteuse accepte même volontiers le statut "d'icône" de la chanson et de la mode, un mot qui l'avait d'abord surprise dans son sens traditionnel. "Au départ, ça m'a un peu choquée et même terrifiée, mais je crois que je m'y suis habituée. Maintenant, je dis que je suis contente d'être une icône mais je ne veux pas être un vestige de l'antiquité !", conclut-elle.