David Foenkinos : "On peut se sauver, s’apaiser par la culture et la beauté"

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L'auteur vient de publier son nouveau roman, "Vers la beauté". Au micro de Nikos Aliagas, il explique s’être inspiré de son propre besoin d’être apaisé par l'art.

Comme le personnage de son nouveau roman intitulé Vers la beauté, David Foenkinos a "besoin de l'apaisement des musées". Raison pour laquelle il a donné rendez-vous à Nikos Aliagas au 11, avenue du Président Wilson, dans le 16e arrondissement, au musée d’art moderne de la ville de Paris pour débuter l'émission En balade avec

"Etre au milieu de la beauté". L'établissement culturel renferme entre autres La femme aux yeux bleus, un tableau du peintre Amedeo Modigliani, qui est au cœur du dernier roman de l'auteur. Le personnage principal, Antoine Duris, est un professeur aux Beaux-Arts à Lyon qui "décide de tout quitter du jour au lendemain pour devenir gardien de salle d’un musée. On comprend assez vite qu’il a traversé quelque chose de douloureux. Pour se recomposer, il ressent le besoin de s’asseoir au milieu des œuvres", raconte l'écrivain.

L'auteur qualifie son dernier roman d'"assez personnel. Etre au milieu des œuvres, de l’intemporalité, de la beauté, c’est quelque chose qui m’apaise, dont j’ai besoin, qui cicatrice certaine incertitudes", ajoute David Foenkinos. Les mots ont ainsi changé sa vie quand il a été malade à l’âge de 16 ans. "J’ai été opéré du cœur." A l'époque, lui qui ne lisait pas, se met alors à dévorer les livres. "C’est pour ça que mon thème est personnel. On peut se sauver, s’apaiser par la culture, la beauté, l’intelligence artistique."

"Très heureux d'avoir des lecteurs de mon vivant". Son personnage s’interroge aussi sur le succès post-mortem. "Moi, je n’ai pas du tout de pensées par rapport à la postérité", tranche l'écrivain. "Je suis déjà très heureux d’avoir des lecteurs de mon vivant." Depuis l'épreuve de son opération à l'adolescence, il dit avoir "une énergie de vie qui se concentre sur le plaisir, le quotidien, l’envie de savourer le moment présent."

Ami avec Jean-Paul Rouve. Après le musée, romancier et animateur filent vers la place de Clichy. "C'est le quartier de mon réalisateur préféré, François Truffaut. J’adore aller sur les lieux de ses films", explique le romancier, toujours en quête d'univers artistique, avant d'arriver au seuil de l'un de ses restaurants favoris, Chez Meng, pour y retrouve son frère Stéphane et le comédien Jean-Paul Rouve, qui travaille à l'adaptation de l'un de ses précédents ouvrages, Les souvenirs.