Daniel Buren : "J'étais à la quête d'un degré zéro de la peinture"

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Sur Europe 1, l'artiste a expliqué l'origine de ses fameuses bandes, devenues sa signature au fil des années.

INTERVIEW

Daniel Buren et ses fameuses bandes. D'une largeur de 8,7 centimètres, l'artiste français les a déclinées d’innombrables fois et notamment sur les célèbres colonnes qui ornent la Cour d'honneur du Palais-Royal, à Paris. Dans Europe 1 social club mercredi, il est revenu sur l'origine artistique de ce projet.

"Une totale impersonnalité". "J'étais en quête d'un degré zéro de la peinture", a rappelé l'artiste. Une dépersonnalisation de la peinture, "partagée par beaucoup d'autres artistes" dans les années 1960. Daniel Buren repère ces bandes sur un tissu dans un marché en 1965. Pour lui, elles sont à la fois un outil de mesure par rapport à l'espace, en même qu'un travail qui "se rapprochait d'une totale impersonnalité".

La période du collage. Pour sortir du milieu de l'art, de la galerie et du musée, Daniel Buren décide "de ne plus avoir d'atelier et de travailler dans la rue", se souvient-il. Il fait alors imprimer ces bandes de 8,7 cm sur des feuilles de papiers, qu'il collera un peu partout dans les rues de Paris et notamment sur des affiches publicitaires. Ces bandes quasiment neutres, simples et anonymes, tranchent alors avec les revendications publicitaires des marques.