Comment le baby-sitter de Marina Foïs est devenu son metteur en scène

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Quand l'actrice était enfant, son baby-sitter, un étudiant du conservatoire, lui a promis qu'elle jouerait au théâtre avant ses 16 ans. Une promesse qu'il a tenu en lui offrant le rôle d'Agnès dans "l'Ecole des femmes".

INTERVIEW

La vocation d'actrice de Marina Foïs remonte à l'enfance. Invitée dans l'émission Il n'y a pas qu'une vie dans la vie, l'artiste, actuellement à l'affiche du film Papa ou maman 2 avec Laurent Lafitte, a révélé que c'est son baby-sitter qui lui a insufflé le virus de la comédie.

"J'ai cessé de leur adresser la parole, de les regarder". A l'époque, le jeune homme qui la garde prépare le conservatoire de Paris. Il lui promet de la faire jouer sur scène avant ses 16 ans. Elle s'inscrit ensuite dans le cours de théâtre qu'il ouvre. "C'est comme ça que j’ai commencé, que j’ai voulu devenir actrice. Je l’aimais beaucoup. C'était un peu mon modèle."

En grandissant, elle n'oublie pas cette promesse issue de l'enfance. Son mentor, Jean-Marc Brisset, non plus. Alors qu'il monte L'Ecole des femmes de Molière à Toulouse, il propose le rôle d'Agnès à Marina, qui est en seconde. Le rêve est sur le point de se réaliser mais l'actrice en herbe se heurte à un obstacle imprévu : ses parents, qui s'opposent à ce qu'elle joue la pièce. "Quand je l’ai su, la terre s’est ouverte sous mes pieds. Mes parents m’avaient toujours élevée dans l’idée que j’étais libre. Quand ça devenait réalité, ils me disaient non. J’ai cessé de leur adresser la parole, de les regarder. Je les ai virés de ma vie. J’habitais chez moi mais c’est comme s’ils n’existaient plus", raconte-t-elle.

Elle quitte le lycée en seconde. Elle met dans son comportement toute son ardeur adolescente. "Ils se sont rendu compte qu’il fallait me laisser partir." Son père lui dit alors de ne plus jamais lui parler de théâtre mais accepte en revanche qu'elle puisse demander de l'argent. Elle quitte le lycée, fait comme si c’était normal. "Evidemment j’étais en panique mais je n’ai rien montré." Elle vit avec la troupe, fait la fête tout le temps. Sa mère photocopie les cours d’une copine et les lui envoie. Elle passe ensuite son bac par correspondance. "Je l’ai eu même avec mention", lance l'actrice.

C'est la suite qui se révèle plus ardue : elle rate les entrées des conservatoires et des écoles. "J’avais une sale confiance en moi. Ces échecs-là m’ont responsabilisé." Et n'ont finalement pas fait vaciller sa vocation.