Cecilia Bartoli : "Il ne faut pas s’habituer au succès"

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Cecilia Bartoli : "Il ne faut pas s’habituer au succès"
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Malgré ses grosses ventes de disques, la diva garde les pieds sur terre.

50.000 exemplaires de Sacrificium vendus en 3 semaines. Pour un disque de musique classique, il s’agit d’un véritable petit exploit. Cecila Bartoli, cantatrice italienne aux vingt ans de carrière, a pourtant l’habitude de séduire un vaste public. Même lorsqu’elle se lance, comme c’est le cas avec Sacrificium, dans le répertoire parfois inconnu des castrats napolitains du XVIIe siècle.

Cecilia Bartoli se montre néanmoins très prudente lorsqu’on l’interroge sur sa popularité. "Finalement, on ne s’habitue pas au succès. Il ne faut pas s’y habituer", confie-t-elle au micro d’Europe 1. Avec le temps, elle arrive néanmoins à écouter ses tous premiers enregistrements avec lucidité. "Je peux entendre mes disques de quand j’étais toute jeune. Avant, c’était plus difficile. On a besoin d’une sorte de distance qui est le temps justement, la possibilité d’accepter les choses. Maintenant, quand j’entends la Cecilia de 20 ans, je me dis : ‘La voix est là, le don est là, mais elle ne pouvait pas les maîtriser comme aujourd’hui’".

Des disques, Cecilia Bartoli compte bien continuer à en faire tant qu’elle trouve "des histoires intéressantes à raconter", et malgré la crise du marché. Son album rêvé ? Un savant mélange de Händel, Vivaldi, Monteverdi, Schubert, Rossini… "Et Mozart, au-dessus de tout ça".

L’interview complète de Cecilia Bartoli