Béatrice Dalle : "Le quotidien ne m'intéresse pas"

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La volcanique Béatrice Dalle joue "Lucrèce Borgia" à la fin du mois à la Halle de la Villette. Toujours exaltée, elle a raconté sa hâte au micro d'Europe 1.

Découverte dans 37,2° le matin, Béatrice Dalle brûle désormais les planches. Elle sera Lucrèce Borgia de Victor Hugo à la Grande halle de la Villette du 30 novembre au 3 décembre. "Il y a du stupre, de la luxure, du noir et du sang", décrit l'actrice, qui était l'invitée dimanche de l'émission C'est arrivé demain.

"J'aurais été amoureuse" de Cesare Borgia. "Victor Hugo lui a fait porter tous les maux, alors que c'était son frère Cesare Borgia, qui était le cruel", rappelle l'actrice, malgré tout séduite par ce frère démoniaque. "Quand on pense qu'il a inspiré Le Prince de Machiavel, je me dis que ce type devrait être intrigant et je suis sure que j'aurais été amoureuse du frère de Lucrèce Borgia." Ce qu'elle apprécie en revanche dans son personnage, c'est sa modernité. "Elle fait juste ce qu'elle a envie de faire, elle est libertine, je ne dis pas que c'est bien ou pas, ce n'est pas un jugement."

Extrême. Dans la pièce, Lucrèce sait qu'elle aime son fils. Le fils ne sait pas qu'elle est sa mère. "Quand il la rencontre, il ne sait même pas que c'est Lucrèce Borgia. Il pense juste qu'il a une aventure, à la limite, il s'amuse avec." Dans le cinéma ou le théâtre, Béatrice Dalle est extrême. Dans la vie aussi. "Je préfère dormir si c'est pour vivre le quotidien. Le quotidien ne m'intéresse pas."

En tant que spectatrice aussi, elle est vivante, voire survoltée. "À Londres, un monsieur m'a dit de rire moins fort. J'avais envie de dire 'Nique ta mère !' Un théâtre ou un musée, ce n'est pas un endroit triste. Arrêtons d'en faire des endroits mornes."