Avant Les Vestiges du chaos, Christophe a eu envie "de dire merde au show-bizz"

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Invité dans la Playlist Europe 1, dimanche, Christophe évoque ses débuts, ses déboires mais surtout son amour de la mode, du théâtre et du son juste.

INTERVIEW

Huit ans d'attente pour enfin voir dans les bacs ce treizième album solo aux goûts d'électro. Christophe, dandy perfectionniste, sort le bien nommé Les vestiges du chaos. Invité de Julia Martin dans La playlist Europe 1, dimanche, l'artiste confie que ce nouvel opus a failli être abandonné, tant accoucher du projet a été rude. Explications.

Avec Jean-Michel Jarre. "Il y a une cassure avec le label et les musiciens. J'ai été très mal dans ma peau, pendant trois semaines, un mois". Christophe a eu envie de "dire merde au show-bizz". Puis, miracle. Le salut est venu dans la nuit, dans laquelle il se réfugie pour créer le morceau Lou. Grâce à ce premier pas, le travail reprend en douceur. Christophe s'est aussi rapproché de Jean-Michel Jarre, un ami de 40 ans, qui se trouve être l'auteur des Paradis perdus et des Mots bleus. Ensemble, ils cosignent cette fois la chanson-titre Les Vestiges du chaos.

"N'écouter que soi-même". Avant Lou, prénom salvateur, il y a eu le célébrissime Aline, en 1965, mais aussi...Sophie, de Reviens Sophie avec le groupe Danny Baby et les hooligans. Un petit côté obsessionnel du prénom. "Je n'y peux rien. Les paroles sont rarement écrites avant", plaide le chanteur, qui n'était d'ailleurs pas entièrement satisfait de la chanson. "Reviens Sophie aurait dû être un blues beaucoup plus traditionnel mais les mecs qui jouaient avec moi n'avaient pas vraiment compris ce que je voulais. Cela m'a appris qu'il ne fallait écouter que soi-même." Une maxime appliquée à la lettre par Christine and the Queens, qui a totalement revisité Les paradis perdus. "J'ai adoré qu'elle la reprenne en mettant son grain de sel", glisse Christophe.

Pas de théâtre ou de cinéma. S'il n'avait pas été chanteur, l'artiste aurait pu être couturier, pas pour un coup de crayon hors du commun mais pour son amour de la mode. Il traînait enfant parmi les étoffes et les aiguilles de sa mère et était même allé voir Pierre Cardin. Christophe voulait aussi faire du théâtre. "Je suis allé voir tous les soirs Le journal d'un fou pendant presque un mois." Mais il se heurte au manque de mémoire qui l'empêche d'apprendre les rôles. "J'ai compris qu'il ne fallait pas que je fasse de cinéma et de théâtre." C'est pour cette raison qu'il a dit non à 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix.