Aurélie Filippetti : "La littérature me nourrit, je ne pourrais pas vivre sans"

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L'ex-ministre de la Culture a parlé de son amour immodéré pour la littérature à Bernard Poirette sur Europe 1, dimanche matin.

INTERVIEW

Elle lit depuis son plus jeune âge, a dévoré des pans entiers de la littérature française et étrangère. Et, désormais, publie ses propres ouvrages. Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture de François Hollande, était dimanche au micro de Bernard Poirette, sur Europe 1, afin de raconter sa passion pour les livres. "La littérature, ça me nourrit. Je ne pourrais pas vivre sans, cela donne une dimension supplémentaire à la vie", explique-t-elle.

"J'avais toujours un livre caché dans mon lit". Pour comprendre la relation particulière qu'entretient celle qui vient de publier Les Idéaux chez Fayard, il faut remonter à l'enfance d'une "petite fille en Lorraine". "Pour moi, les livres, c'était la liberté. Le soir, j'avais toujours un livre caché dans mon lit, que je lisais avec une lampe de poche pour pas que ma mère me surprenne et me dise qu'il fallait éteindre", se souvient Aurélie Filippetti. Fantômette, Le Club des Cinq... la jeune lectrice écume la littérature jeunesse avant de gagner en maturité avec Le Petit Prince, de Saint-Exupéry, puis "Balzac, les grands romans du 19e siècle, Stendhal, Flaubert..."

Je ne connais pas d'écrivains qui ne soit pas en même temps un grand lecteur.

Encouragée par une prof de français. Cette soif de lecture est alors encouragée par une professeure de français "formidable" au collège. "Elle nous donnait des idées, nous amenait à la littérature en nous faisant découvrir des auteurs. Elle en parlait d'une telle manière, c'était passionnant et ça donnait envie", raconte Aurélie Filippetti. "Un jour, elle m'a donné Les mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar, comme pour me porter bonheur pour la suite." Aujourd'hui, l'ancienne ministre apprécie particulièrement Proust, qui "éclaire la psychologie humaine d'une manière incroyable".

De la lecture à l'écriture. C'est aussi cet amour de la lecture qui a poussé Aurélie Filippetti vers l'écriture. "Je ne connais pas d'écrivain qui ne soit pas en même temps un grand lecteur. Cela va ensemble. On apprend énormément en lisant. On essaie de copier, d'imiter, et petit à petit on trouve son propre style", estime l'ancienne députée. Les Idéaux raconte l'histoire croisée d'un homme et d'une femme qui s'opposent en politique et sont confrontés tous deux à l'exercice du pouvoir. Aurélie Filippetti y interroge la place des femmes dans ce milieu, mais aussi l'idéal démocratique aujourd'hui régulièrement remis en cause.