"Astérix", potion magique de la bande dessinée

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"Astérix", potion magique de la bande dessinée
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En 2009, la production de BD francophones a augmenté, avec 3.599 nouveautés. L’album anniversaire d’Astérix a dopé les ventes.

La BD résiste à l’envahisseur. Face à l’explosion du marché des jeux vidéo, le 9e art reste en bonne santé. La production d’albums francophones a augmenté de 2,4% en 2009, avec 4.863 publications, dont 3.599 étaient de véritables nouveautés, d’après le bilan 2009 de l’Association des Critiques et Journalistes de Bande Dessinée (ACBD). Une hausse toutefois moins forte qu’en 2008, où la production avait progressé de 10%.

Côté ventes, le marché peut dire merci à l’irréductible Gaulois Astérix. L’album L’Anniversaire d’Astérix et Obélix, publié le 22 octobre dernier à l’occasion du cinquantenaire de la BD créée par Albert Uderzo a déjà été tiré à 1,2 million d’exemplaires. Un nouveau tirage est prévu par la maison d’édition Albert-René, rachetée par Hachette.

Autre énorme succès de l’année, le 19e tome de Blake et Mortimer, La Malédiction des trente deniers, est actuellement en tête des ventes de bandes dessinées en France. Elle a été publiée à 500.000 exemplaires par le groupe Média-Participations, plus gros éditeur du genre en 2009.

Derrière ces deux poids lourds, l’album pour adultes Happy Sex, de Zep, tire son épingle du jeu avec 380.000 tirages, juste devant Le Petit Spirou (330.000 exemplaires).

Avec la BD franco-belge, le secteur le plus productif de la bande dessinée est le manga, qui totalise 1.460 nouveautés en 2009. Le best-seller du genre est Naruto, publié à 250.000 exemplaires pour chaque tome.

Tous genres confondus, la France compte 288 éditeurs de bandes dessinées, pour un chiffre d’affaires global stable, estimé à 320 millions d’euros en 2009. D’après l’ACBD, l’édition numérique de BD devrait transformer profondément le marché. Malgré "un stade balbutiant", "la bande dessinée est l’un des secteurs qui est très avancé sur le numérique", estime l’association, qui se prépare à "un éventuel virage numérique", comparable à celui connu par les secteurs du cinéma et de la musique.