Serbie-Brésil : qui est favori ? Cinq infos pour faire vos pronostics

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Serbie-Brésil : qui est favori ? Cinq infos pour faire vos pronostics
La Serbie de Matic défie le Brésil de Neymar mercredi.@ Joe KLAMAR / AFP
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Guère rassurant depuis le début de la Coupe du monde, le Brésil doit reprendre confiance et surtout assurer sa qualification en huitièmes de finale face à la Serbie, mercredi à 20h.

Le Brésil ou la Serbie ? La Serbie ou le Brésil ? Les deux équipes rêvent de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Mais à l’issue de la rencontre qui les oppose, mercredi à 20h pour la dernière journée du groupe E, une seule devrait avoir la chance de poursuivre l’aventure. Bousculé depuis le début du Mondial, le Brésil part favori mais doit se méfier de Serbes accrocheurs en quête d’un exploit.

Match couperet. Alors que le Brésil était présenté comme le grand favori, la poule E s’est révélée plus serrée que prévu. Piégés par la Suisse dès le premier match (1-1), les Brésiliens se sont rattrapés sur le fil contre le Costa Rica avec deux buts dans le temps additionnel (2-0). En face, la Serbie s’est imposée de justesse contre le Costa Rica (1-0) avant de céder en fin de rencontre face à la Suisse (1-2). Résultat, le Brésil n’a pas de marge de manœuvre face à la Serbie. Un match nul peut suffire aux hommes du sélectionneur Tite pour se qualifier mais il faut gagner pour terminer premier. En revanche, si dans son match la Suisse ne perd pas, une défaite est éliminatoire.

Pour les Serbes, tout n'est pas perdu. Si une défaite les éliminerait à coup sûr, tout comme une victoire les qualifierait, un match nul peut leur ouvrir les portes de la phase finale. Il faut pour cela que la Suisse s'incline contre un Costa Rica déjà éliminé...


Ambiance tendue au sein de la Seleção. Les Brésiliens n’ont pas préparé leur match de la meilleure des manières. Après la victoire contre le Costa Rica, le capitaine Thiago Silva a révélé avoir été insulté par Neymar sur le terrain. La star brésilienne n’aurait pas apprécié que son coéquipier au PSG rende un ballon à leurs adversaires par fair-play. "J'ai été attristé par son comportement. Au moment où j'ai rendu le ballon, il m'a insulté", a expliqué Thiago Silva. Depuis, Neymar s’est excusé mais on a connu meilleure ambiance avant de disputer un match couperet.

D’autant que l’attitude du "Ney" lors de cette victoire fait débat au Brésil. En plus de son altercation avec Thiago Silva, Neymar est apparu à fleur de peau, à l'image de son carton jaune reçu après avoir tapé du poing dans le ballon, ou de son "fils de p..." lâché à un adversaire. A la fin du match, il a même fondu en larmes seul sur la pelouse. Résultat, son manque de maîtrise émotionnelle est jugé "inquiétant" par le plus grand quotidien du Brésil, O Globo. D'autres y voient une comédie médiatique destinée à émouvoir dans les chaumières. Reste que la star devra se ressaisir : tout le Brésil attend désormais de Neymar qu'il se comporte comme le véritable leader de cette Seleção. Un rôle qu’il pourrait assumer en pointe et non plus sur l’aile gauche, à en croire une mise en place tactique à l’entraînement.

Des Serbes accrocheurs. Alors que le Brésil fait beaucoup parler de lui, la Serbie avance en toute discrétion dans cette Coupe du monde. Avec un onze qui ne bouge pas beaucoup, composé de joueurs expérimentés qui évoluent pour la plupart dans les grands championnats européens. A l’image de ses deux stars, les latéraux Aleksandar Kolarov et Branislav Ivanović (34 et 32 ans), la Serbie est une équipe accrocheuse qui ne laisse pas beaucoup d’espace à ses adversaires. 

Dans l’histoire, avantage Brésil. Les deux équipes se sont affrontées à cinq reprises depuis 1950, avec un net ascendant pour la Seleção : trois victoires, deux nuls, zéro défaite. En Coupe du monde, le bilan est plus équilibré : une victoire pour le Brésil et deux nuls. Mais le dernier duel dans un Mondial remonte à 1974, en Allemagne. Le dernier match entre les deux équipes, une rencontre amicale en juin 2014, s’est conclu par une victoire du Brésil, à domicile (1-0). Un score serré caractéristique de cette opposition : il n’y a jamais eu plus de deux buts lors d’un Serbie-Brésil.

Des compos classiques. Malgré les difficultés rencontrées par son équipe lors des deux premiers matches, Tite va probablement reconduire la même équipe que contre le Costa Rica, avec un milieu à trois Casemiro-Coutinho-Paulinho et un trident offensif Willian-Gabriel Jesus-Neymar. A noter que le brassard de capitaine devrait être transféré de Thiago Silva à son compère de la charnière centrale João Miranda. Côté serbe, Mladen Krstajic devrait également faire confiance au onze qui a débuté contre la Suisse avec les expérimentés Kolarov et Ivanovic dans les couloirs, Matic au milieu et Mitrovic en pointe.