Raymond Domenech sur l'Espagne : "Cette Coupe du monde marque la fin de la possession de balle"

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Dimanche en huitièmes de finale, l'Espagne a fait cinq fois plus de passes que la Russie, mais l'Espagne a été éliminée. La fin d'une idée du football, selon notre consultant Raymond Domenech.

L'AVIS DE

Dominer n'est pas gagné. Avoir le ballon, encore moins. Face à la Russie dimanche, les joueurs espagnols ont réussi 1.029 passes contre 202 pour leurs adversaires... Avant d'être éliminés par le pays hôte, en huitièmes de finale de la Coupe du monde (1-1, 4 t.a.b. à 3). Pour notre consultant Raymond Domenech, ce Mondial marque, ni plus ni moins, "la fin de cette idée de la possession de balle".

L'Espagne et l'Allemagne en exemples. "Le beau jeu, on peut l'avoir. Mais cette possession stérile où l'on tourne (autour de la surface), ça a été un drame pour l'Espagne, pour les Allemands aussi (les champions du monde en titre ont été éliminés dès les poules, ndlr). Ils gardent le ballon, ils tournent... L'objectif n'est pas d'accélérer le jeu, de donner, de prendre des risques : l'objectif, c'est de ne pas perdre le ballon. Et ça, je pense que ça y est, c'est fini", analyse l'ancien sélectionneur des Bleus dans Bons baisers du Mondial.

Le plan russe a fonctionné. Héroïque lors de la séance de tirs aux buts contre la Roja, le gardien de la "Sbornaïa" Igor Akinfeev l'a d'ailleurs reconnu après le match : laisser le ballon à l'adversaire, c'était bien l'approche tactique de la Russie. En revanche, les Russes ont davantage couru que leurs adversaires, avec 146 kilomètres parcourus contre 137 côté espagnol.