Belgique-Japon : qui est le favori ? Cinq infos pour faire vos pronostics

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Belgique-Japon : qui est le favori ? Cinq infos pour faire vos pronostics
La Belgique d'Eden Hazard affronte le Japon de Maya Yoshida en huitièmes de finale de la Coupe du monde.@ EMMANUEL DUNAND, Kazuhiro NOGI / AFP
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Les Japonais, invités surprise des huitièmes de finale de la Coupe du monde, défient les Belges, cités parmi les favoris à la victoire finale, lundi à Rostov, à 20h.

L’ogre belge contre le petit Poucet japonais. Il est tentant de résumer en ces termes la sixième affiche des huitièmes de finale de la Coupe du monde, jouée lundi à 20h, à Rostov. D’un côté, la Belgique, donnée favorite dès le départ, a réalisé un parcours parfait en poule et impressionné par son jeu offensif flamboyant. De l’autre, le Japon est passé par un trou de souris pour se qualifier, à la différence de cartons jaunes avec le Sénégal. Un match déséquilibré sur le papier mais pas joué d’avance pour autant.

Les Belges impressionnants, les Japonais accrocheurs. Cités parmi les favoris avant même le début de la Coupe du monde, les Belges ont répondu présent pour leurs trois matches de poule. La Belgique est la seule équipe avec l'Uruguay et la Croatie à avoir remporté trois matches sur trois, avec notamment deux démonstrations de force, contre le Panama (3-0) puis contre la Tunisie (5-2). Même le match contre l'Angleterre (1-0) qu'elle ne souhaitait pas gagner "à tout prix", selon les mots du sélectionneur Roberto Martinez, a été remporté sans trembler par les… remplaçants !

De son côté, le Japon a commencé sa Coupe du monde très fort avant de baisser le pied. Face à des Colombiens réduits à dix, les Nippons ont décroché une victoire inattendue (2-1) qui leur a permis d’aborder la suite tranquillement. Pas favoris non plus face au Sénégal, les coéquipiers du Marseillais Hiroki Sakaï ont arraché un précieux match nul (2-2) après avoir été menés à deux reprises. En bonne position pour se qualifier, les Japonais se sont fait peur lors du dernier match face à la Pologne (défaite 1-0). Résultat, une qualification acquise à la différence de cartons jaunes (quatre contre six pour le Sénégal) et le rêve du pays du Soleil levant continue.

Attention au Japon ! Pour espérer pouvoir se mesurer au Brésil, qui jouera plus tôt (16h) face au Mexique, les Diables rouges devront passer l'obstacle nippon, un adversaire composé d'éléments "qui jouent dans de bonnes équipes", a prévenu l'attaquant Dries Mertens. "On ne va pas les sous-estimer parce que c'est une équipe très forte. S'ils en sont là, ça veut dire quelque chose", a-t-il déclaré. "On ne pense pas gagner ce match facilement", a renchéri le buteur de Naples. Jamais battus, les Japonais donneront certainement du fil à retordre aux Belges. Bâtie autour de cadres expérimentés – Hiroki Sakaï, Yuto Nagamoto, Shinji Kagawa et le "super-remplaçant" Keisuke Honda, cette sélection nipponne très joueuse peut créer la surprise.

Le traumatisme de l’Euro 2016. Pourquoi tant de prudence de la part des Belges ? La leçon du quart de finale de l'Euro 2016, où la Belgique était annoncée comme grandissime favorite face au pays de Galles, est encore dans toutes les têtes. Tout comme le huitième de finale du Mondial 2014 remporté après prolongation face aux États-Unis (2-1, a.p.). "Je me rappelle du match contre les Gallois. Tout le monde pensait qu'on allait passer, mais on est sorti du tournoi. Ce sont des choses qu'on va (mettre) dans notre tête pour nous donner de la force", s'est remémoré Dries Mertens. "On est favori mais comme on a l'appris contre les États-Unis… Je me rappelle à la dernière minute, ils ont une occasion. S'ils marquent, on peut être dehors. On a 30 tirs contre deux tirs aux buts et on pouvait être dehors. Si on a les (occasions), on doit aller marquer."

En Belgique, l’embarras du choix. C’est un problème de riche auquel est confronté le sélectionneur des Diables rouges Roberto Martinez. Si les habituels titulaires ont donné entière satisfaction lors des deux premiers matches, les "coiffeurs" ont marqué des points contre l’Angleterre. Marouane Fellaini, Youri Tielemans et Adnan Januzaj peuvent-ils rebattre les cartes au milieu de terrain et en attaque ?

Romelu Lukaku, Eden Hazard, Dries Mertens et Kevin De Bruyne, moteurs de l’attaque de feu de la Belgique (neuf buts en poule, aucune autre équipe n’a fait mieux), devraient tout de même retrouver leur place de titulaires. En défense, les retours de Thomas Vermaelen, et surtout Vincent Kompany, la figure tutélaire de la sélection, peuvent pousser Roberto Martinez à modifier une charnière centrale, qui a plutôt donné satisfaction jusque-là.

Dans l’histoire, avantage… Japon ! Si la Belgique est aujourd’hui une équipe de premier plan sur la scène internationale, cela n’a pas toujours été le cas. Après une demi-finale de Coupe du monde en 1986, les Diables rouges ont connu un trou d’air dans les années 2000. Résultat, dans l’histoire des Belgique-Japon, ce sont les Samouraï bleus qui mènent deux victoires à une en cinq matches (deux nuls), tous disputés après 1999. Reste que la dernière rencontre entre les deux équipes, un match amical disputé en novembre 2017, a tourné à l’avantage des Belges (1-0).