Péages : une action collective contre les sociétés d'autoroutes

  • A
  • A
Péages : une action collective contre les sociétés d'autoroutes
@ AFP / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Partagez sur :

JUSTICE - Une action collective d'utilisateurs se met en place pour contester le prix des péages, jugés trop chers.

Les sociétés d'autoroutes sont sous la menace d'une "class action", une action collective en justice. Plusieurs utilisateurs se sont en effet associés pour contester les tarifs élevés des péages sur cinq portions, annonce vendredi l'avocate et ex-ministre de l'Environnement Corinne Lepage, dans Le Parisien.

>> LIRE AUSSI - Gel des tarifs : les sociétés d'autoroutes contre-attaquent

"L'automobiliste se fait plumer !" "Nous nous basons notamment sur un rapport de la Cour des comptes de juillet 2013 qui déplorait des hausses de tarifs nettement supérieures à l'inflation et évoquait un rapport de force plus favorable aux concessionnaires qu'aux pouvoirs publics", explique l'avocate, qui coordonne cette "class action". "Ces pratiques sont toujours à l'œuvre, cela engendre une surfacturation pour l'usager. L'automobiliste se fait plumer ! Le but est d'exiger des sociétés d'autoroutes le juste prix du ticket de péage," martèle-t-elle.

Un ticket 20% trop élevé. Corinne Lepage, qui s'est rapprochée du site de juristes Actioncivile.com, estime que le tarif actuel est d'au moins 20 % supérieur à ce qu'il devrait être. Jusqu'à juin prochain, tout le monde peut encore se joindre à l'action, en remplissant un formulaire sur le site.

Vendredi matin, environ 200 plaignants étaient recensés. S'ils ont conservé les tickets de péages, ils peuvent donc réclamer un remboursement de 20% de ce qu'ils ont payé ces cinq dernières années aux péages des autoroutes concernés, à savoir l'A 1, l'A 6, l'A 7, l'A 9 et l'A 13.

>> LIRE AUSSI - La class action à la française, c'est maintenant possible

Un délai d'un mois. L'ancienne ministre souligne que ces autoroutes ont été choisi car ce sont les plus anciennes. "Elles ont été construites sous le général de Gaulle dans les années 1960-1970, et leur coût de construction est amorti depuis longtemps", argumente-t-elle, espérant rassembler plusieurs dizaines de milliers de demandes, peut-être jusqu'à 50. 000.

Les initiateurs de cette action prévoient de faire une demande de médiation avec les sociétés. Mais si elle n'aboutit pas dans un délai d'un mois, des recours seront déposés auprès des tribunaux d'instance.