Le marché du meuble victime de la crise

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Il a reculé de 3,1% en 2009 sous l’effet de la chute des transactions immobilières.

Le marché du meuble a reculé en France de 3,1% en valeur en 2009 à 9,3 milliards d'euros sous l'effet de la crise, selon des chiffres publiés vendredi par la Fédération française du négoce, de l'ameublement et de l'équipement de la maison (Fnaem).

Cette baisse s'explique notamment par la chute des transactions immobilières et des mises en chantier, car les ventes de cuisines et de meubles de rangement sont corrélées aux cycles immobiliers. Mais elles résultent aussi de la prime à la casse, qui a incité les Français à faire des arbitrages et renouveler leur voiture plutôt que leur canapé ou leur cuisine.
"Nous nous attendions à pire. […] Quand on compare le résultat du marché français de l’ameublement aux résultats négatifs à deux chiffres de la plupart des autres marchés européens, on se dit qu’on a limité la casse", a déclaré Jean-Charles Vogley, le directeur de la Fnaem.

Ikea, leader du marché

Par types de produits, les ventes de literies sont les seules à avoir résisté (-0,3% en valeur), grâce à de nombreuses promotions. Les ventes de meubles de cuisines ont notamment reculé de 2,6%, les meubles de salle de bain de 5,3% et les meubles rembourrés (fauteuils, canapés) de 6%.

En 2009, Ikea a conforté sa place de leader des ventes d'ameublement en France avec une part de marché de 16,9%, devant Conforama, à 14%, et But, à 9,7%, a indiqué Jean-Louis Baillot, président de l'Institut de promotion et d'études de l'ameublement (Ipea).