Ça, c’est palace !

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Ça, c’est palace !
@ MAXPPP
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D’ici la fin de l’année, des hôtels illustrant la quintessence du luxe vont obtenir un nouveau label.

Après les cinq-étoiles, les palaces. Bâtiment exceptionnel, histoire unique ou encore service personnalisé : certains hôtels vont pouvoir prochainement entrer dans un club, très sélect, que sera celui des palaces.

Ce nouveau label "palaces", le premier du genre en France, devrait voir le jour d’ici la fin de l’année. Il sera attribué par arrêté ministériel, sera décerné à une vingtaine d'établissements maximum sur la centaine de cinq-étoiles comptabilisés à la mi-septembre.

Ce n’est pas une sixième étoile

"Il ne s'agit pas de créer une sixième catégorie", a prévenu Hervé Novelli, secrétaire d'Etat au Tourisme, avant d’ajouter : "Il ne s'agit pas de minorer la qualité des 5 étoiles mais de reconnaître quelques hôtels d'exception".

La hausse de fréquentation de près de 17% cet été des hôtels haut de gamme français - classés 4 et 5 étoiles - est liée à la création de la cinquième étoile début 2010, selon le secrétaire d’Etat. Ce titre a attiré les clientèles lointaines à fort pouvoir d'achat, a-t-il assuré.

Pour qui la notion de "palace" ?

Avant d’obtenir le label pour représenter la quintessence du luxe et attirer les riches clients du monde entier, les cinq-étoiles devront d'abord répondre à des critères objectifs renforcés. Parmi les pistes évoquées figurent : la possibilité de déjeuner sept jours sur sept, l'obligation pour le personnel de parler anglais ou encore la livraison des bagages moins de 10 minutes après l'arrivée des clients.

Des critères subjectifs seront ajoutés comme une adresse et un emplacement prestigieux, un intérêt esthétique avec par exemple la présence d'oeuvres d'art dans les halls ou les chambres, ou encore un bâti historique unique et non duplicable, comme une façade en pierre. Un jury de cinq personnalités - un académicien, un architecte, un capitaine d'industrie, un grand mécène et un journaliste - remettra ses recommandations au ministre qui statuera.

Le luxe étant synonyme de durée, une ancienneté "minimum de cinq années" constituerait "un gage de sérieux", selon le rapport.

Actuellement, les six ou sept établissements qualifiés de "palaces" à Paris rassemblent 1.150 chambres.