La région française qui consomme le plus de sangria est...

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La région française qui consomme le plus de sangria est...
@ PHILIPPE HUGUEN/AFP
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CONSO - Une étude LSA/IRi permet de comparer les spécificités régionales de consommation. Qui confirment souvent des préjugés mais réservent aussi des surprises.

A priori, on ne consomme pas la même chose selon qu’on habite en Bretagne ou dans les Alpes-Maritimes mais ce pressentiment reste difficile à vérifier. Mais ça, c’était avant : en association avec la société de marketing IRi, le magazine spécialisé LSA a publié mardi une carte de la consommation, département par département. L’occasion de vérifier quelques préjugés mais aussi de tomber sur de nombreuses surprises.

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© PHILIPPE HUGUEN / AFP

Il n’existe pas un panier type. Pour connaitre les habitudes de consommation de chaque département, LSA et IRi n’ont pas fait les choses à moitié : ils ont décortiqué les données de vente de 5.070 supermarchés et 1.950 supermarchés, soit tout de même 98,9% du chiffre d’affaires total réalisé dans ce type de commerce. Premier enseignement de cette étude : il n’existe pas un produit typique à la France qui serait abondamment consommé sur tout le territoire. Au contraire, chaque territoire conserve ses spécificités : on ne consomme pas les mêmes produits selon qu’on habite en zone rurale ou urbaine, mais aussi selon le département.

Ces spécificités locales qui se confirment. L’étude menée par LSA et IrI confirme plusieurs préjugés : sans surprise, c’est dans le quart Nord-Est qu’on consomme le plus de bières dites de luxe et c’est dans le Sud-Ouest qu’on achète plus de canard que la moyenne. De même, les départements de la région Centre ont en commun leur amour des rillettes fraîches. Dans le Nord, le Pas-de-Calais et les Ardennes, les consommateurs achètent bien plus de graisses à frire qu’ailleurs. Cette étude confirme donc ces habitudes culinaires régionales, même si elle réserve aussi quelques anomalies, dont la surconsommation de fruits de mer surgelés sur le pourtour méditerranéen, alors que cette région bénéficie d’un accès direct à la mer et à ses produits. Et ce n’est pas la seule incongruité.

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© LIONEL BONAVENTURE/AFP

L’Ile-de-France aime les fruits et légumes et les préservatifs. Dans la région parisienne, les consommateurs achètent bien plus de salades de fruits, de légumes marinés et de jus de fruits frais que dans le reste de la France. Autre spécificité, c’est dans cette région que les marques distributeurs ont le moins de succès. En revanche, les Parisiens achètent bien plus de préservatifs et de produits d’hygiène sexuelle dans la grande distribution que dans le reste du pays, révèle ainsi l'étude.

Les amoureux de sangria ne sont pas là où les attend. Bien que cette boisson alcoolisée vienne d’Espagne, ce n’est pas le long des Pyrénées qu’on en achète le plus en grande surface. Etrangement, la sangria figure dans le top 5 des ventes dans des départements bien plus au Nord : la Corrèze, la Marne et l’Aube. Une anomalie qui peut s’expliquer par le fait que les habitants du Sud-Ouest et du Languedoc-Roussillon peuvent s’approvisionner directement en Espagne ou ont l’habitude de la préparer eux-mêmes.

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© JANEK SKARZYNSKI/AFP

La Nièvre et le centre de la France aiment les animaux. Nevers et ses environs sortent du lot pour leur amour des animaux : comparé au reste de la France, quatre des cinq produits les plus achetés en grande surface dans ce département sont des aliments pour animaux. Une surreprésentation qu’on retrouve aussi dans les départements voisins (Indre, Cher, Allier, Loir-et-Cher).

Sirop d’érable et crème de marron font la loi en Rhône-Alpes. Les habitants de la région aiment probablement eux aussi leurs animaux de compagnie, mais cela ne se retrouve pas sur leur facture des courses. Dans la moitié ouest de la région, on surconsomme de la crème de marrons, une spécificité qui n’est pas sans rapport avec le patrimoine ardéchois. Dans la moitié Est, en revanche, on préfère… le sirop d’érable : une surconsommation à prendre néanmoins avec des pincettes, les super et hypermarchés de l’Ain, la Savoie et de la Haute-Savoie étant massivement fréquentés par une clientèle suisse attirée par des prix bien inférieurs à ceux pratiqués autour de Genève.

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