Un Lion d'or pour Sofia Coppola

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Un Lion d'or pour Sofia Coppola
@ MAXPPP
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La réalisatrice a été récompensée pour son film Somewhere par le jury du festival de Venise.

La réalisatrice américaine Sofia Coppola, 39 ans, a remporté samedi le Lion d'or de la 67e Mostra de Venise pour son film Somewhere. Le président du jury de la Mostra n'était autre que le cinéaste américain Quentin Tarantino un proche ami de Sofia Coppola dont il fut le compagnon.

Quentin Tarantino a vanté "les qualités artistiques" du film qui "nous a enchantés dès la première scène : chaque fois que nous commencions à discuter, on est revenu à ce film". Le film évoque la crise existentielle d'un acteur hollywoodien et sa rédemption par sa fillette de 11 ans.

Hasard ou pas, un autre proche de Tarantino est reparti avec un prix. Un Lion d'or "spécial" a ainsi été remis au producteur et réalisateur américain Monte Hellman, 78 ans, figure du cinéma indépendant des années 70 et 80, "pour l'ensemble de sa carrière". Monte Hellman qui présentait à Venise son premier long métrage depuis une trentaine d'années, Road to Nowhere, n'est autre que le découvreur de Tarantino dont il avait produit le premier film, Reservoir Dog.

"Mon intégrité parle d'elle-même"

Dès l'ouverture de la Mostra, le 1er septembre, Tarantino avait dû se défendre de tout conflit d'intérêts, compte-tenu de ses liens avec certains compétiteurs : "C'est vrai, il y a beaucoup de personnes que je connais bien dans cette compétition, mais mon intégrité parle d'elle-même", avait-il assuré. Samedi soir, il a encore insisté devant la presse sur le fait que "rien d'autre ne l'a influencé que la qualité des films"

Le Lion d'argent de la Meilleure mise en scène a récompensé La Balada triste de trompeta, de l'Espagnol Alex de la Iglesia. Un Prix spécial du jury a été remis à Essential killing du Polonais Jerzy Skolimovski. L'acteur principal, l'Américain Vincent Gallo, a d'ailleurs reçu le prix de la Meilleure interprétation masculine pour ce rôle d'un fugitif afghan qui se retrouve en Europe centrale : quasiment omniprésent pendant 83 minutes à l'écran, il ne prononce aucun mot.

Le prix de la Meilleure interprétation féminine a couronné la jeune Française Ariane Abed, la Marina d'Attenberg, deuxième film de la réalisatrice grecque Athina Rachel Tsangari.