The Artist laisse sans voix

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The Artist laisse sans voix
@ EQUATION/WARNER BROS/UNIVERSAL PICTURES
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SORTIES CINE – Le très attendu et muet The Artist entre en scène, poursuivi par The Thing.

C'est un cinéma tout en référence qui vous est proposé cette semaine : Jean Dujardin replonge dans le cinéma muet du Hollywood des années 1920, The Thing rend hommage à la première version du même nom réalisée par John Carpenter. Sans oublier Après le Sud, qui lorgne ouvertement vers Amours Chiennes, et Beauty, expérience cinématographique qui n'est pas sans rappeler Larry Clark, sauf qu'il n'est plus question d'adolescents, mais d'adultes. Cette semaine est donc dédiée aux cinéphiles, qui pourront tout de même se détendre avec Un monstre à Paris et Beur sur la ville.

The Artist, de Michel Hazanavicius. C’est LE buzz de la semaine, un pari un peu fou à l’ère du cinéma en 3D : réaliser un film muet et en noir et blanc. L’auteur de la saga OSS-117 a pourtant osé le pari et raconte les tracas de George Valentin (Jean Dujardin), acteur vedette du cinéma muet des années 1920 qui voit débarquer avec appréhension le cinéma parlant. Déjà couronné du prix d'interprétation à Cannes, Jean Dujardin pourrait bien s’illustrer aux Oscars avec ce film-hommage.

The Thing, de Matthijs van Heijningen Jr. Autre hommage au cinéma, mais cette fois-ci de John Carpenter, The Thing est aussi tout en noir et blanc : blancheur de l’Antarctique qui contraste avec la noirceur des évènements qui vont s’y produire. Les scientifiques ont découvert un vaisseau spatial extraterrestre en apparence vide. Le seul organisme détecté semble être mort depuis plusieurs années. Mais cette forme de vie se réveille et se révèle capable de prendre toutes les formes, y compris humaines : le début d’un carnage aggravé par la paranoïa des scientifiques.

Après le sud, de Jean-Jacques Jauffret. Récit de l’errance de quatre personnages liés, de près ou de loin, à un triste fait divers. Rappelant l’incontournable Amours chiennes, Après le Sud fait se croiser plusieurs destins ordinaires, écrasés par leurs propres malaises et la canicule de la région marseillaise.

Un Monstre à Paris, d'Eric Bergeron. Paris, 1910. Une étrange créature terrifie la Capitale. Emile et Raoul, deux hommes que tout oppose et que rien ne prédispose à l'aventure, se retrouvent propulsés dans la chasse au Monstre. Porté par les voix de Vanessa Paradis, Matthieu Chédid et François Cluzet, ce film d’animation montre aux plus jeunes qu’un masque peut dissimuler bien des choses.

Beauty, d'Oliver Hermanus (interdit aux moins de 16 ans). Comment découvrir et accepter son homosexualité quand on est un père de famille respectable dans un fief afrikaner d’une Afrique du Sud à peine sortie de l’apartheid ? Beauty, sélectionné à Cannes dans la catégorie Un Certain Regard, suit la course en avant d’un homme que le doute mènera jusqu’à l'autodestruction.

Beur sur la ville, de Djamel Bensalah. Dans cette comédie déjantée consacrée à l’assimilation au sein de la police, le réalisateur poursuit son travail initié dans Il était une fois dans l’Oued et Neuilly sa mère ! : caricaturer le racisme quotidien pour mieux en rire. Bien que doté d’un casting très fourni (Booder, Sandrine Kimberlain, Gérard Jugnot, Valérie Lemercier, JCVD, Pierre Menès, etc.), le film ne fait pas dans la finesse mais saura vous divertir.