Quand les escrocs crèvent l'écran

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Quand les escrocs crèvent l'écran
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Les arnaqueurs comme Philippe Berre, jugé jeudi, sont une source d'inspiration importante pour le cinéma.

Philippe Berre n'est pas le seul "escroc" qui a inspiré le cinéma. Alors que le héros du film A l'origine comparaît à nouveau jeudi devant la justice pour s'être fait passer pour un fonctionnaire du ministère de l'Agriculture, Europe1.fr liste quelques films retraçant les histoires d'arnaqueurs notoires.

Arrête-moi si tu peux, quand le méchant devient gentil. Sorti sur les écrans français en 2003, le film de Steven Spielberg retrace la vraie histoire de Frank W. Abagnale, interprété par Leonardo di Caprio. Cet Américain, devenu maître dans l'art du travestissement, s'est fait passer tour à tour pour un avocat, un pilote de ligne ou un médecin.

Il a encaissé dans les années 1960 environ 2,5 millions de dollars grâce aux faux chèques qu'il fabriquait, devenant ainsi l'un des individus les plus recherchés aux États-Unis par le FBI. Après une longue traque ayant abouti à sa capture et son emprisonnement, cet escroc mythique a entamé une carrière d'expert… pour le FBI.

L'Adversaire, le destin tragique d'un escroc. Inspirés d'un fait divers, le roman L'Adversaire, écrit par Emmanuel Carrère et le film éponyme réalisé par Nicole Garcia racontent la vie de Jean-Claude Romand.

                        

Pendant près de dix-huit ans, cet homme a fait croire à ses proches qu'il était médecin à l'Organisation mondiale de la Santé, vivant des sommes d'argent qu'il avait escroquées au fil des ans à ses relations. S'enfermant dans son mensonge, il a fini par tuer ses parents, sa femme et ses deux enfants qui étaient sur le point de découvrir la vérité, avant de tenter en vain de se suicider.

I love you Philip Morris, l'escroc amoureux. Ce film de Glenn Ficcara et John Requa raconte l'histoire de Steven Jay Russell. Emprisonné pour des arnaques à l'assurance, cet Américain rencontre au pénitencier Philip Morris, dont il tombe amoureux. Relâché avant ce dernier, il se fait passer pour son avocat pour le faire libérer.

 

Ses "exploits" ne s'arrêtent pas là. Embauché comme directeur financier avec un faux CV, il est emprisonné à nouveau pour détournement de fonds. Il parvient à quatre reprises à s'échapper de prison, notamment en se faisant passer pour un malade du sida en phase terminale, ce qui lui vaut une nouvelle peine de prison – de 144 ans. Il est détenu depuis de nombreuses années, dans des conditions d'enfermement extrêmement strictes.

Moon over Miami, le FBI et le cheik arabe. Inspiré par un scandale impliquant le FBI, le dramaturge John Guare écrit une comédie musicale déjantée, réalisée par Louis Malle. Moon over Miami raconte l'histoire d'un escroc notoire employé par les services secrets américains. L'homme se déguisait en cheik arabe pour piéger des hommes politiques corrompus.

Abus de faiblesse, l'autobiographie d'une victime. Plus contemporaine, l'histoire de Christophe Rocancourt a défrayé la chronique à plusieurs reprises. Ce Français, emprisonné pour avoir escroqué plusieurs stars américaines, rencontre la cinéaste Catherine Breillat à son retour dans l'Hexagone.

La réalisatrice de Romance l'accuse de lui avoir soutiré plusieurs milliers d'euros en quelques mois. Un épisode qu'elle raconte dans son livre Abus de faiblesse, prochainement adapté au cinéma avec le rappeur Kool Shen dans le rôle de Christophe Rocancourt.