L'ours Paddington contiendrait "des références sexuelles"

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L'ours Paddington contiendrait "des références sexuelles"
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ÉMOI - Le film sur l'ours le plus célèbre de la littérature britannique nécessiterait un contrôle parental, surtout dû à des "références sexuelles". 

Le bureau britannique de classification des films a suscité la surprise en Angleterre. L'adaptation cinématographique des aventures de l'ours Paddington, qui sortira le 28 novembre dans les salles britanniques, et le 3 décembre en France, contiendrait "de légères références sexuelles" et de "légères menaces", qui nécessiteraient "un contrôle parental".

La scène en cause. C'est une scène pourtant comique qui a fait tiquer les experts : on y voit M. Brown, le père de famille qui accueille l'ourson chez lui à Londres, déguisé en femme, se faire draguer par un autre homme. Quant aux "comportements dangereux", le BBFC pointe du doigt deux séquences : Paddington se cache dans un réfrigérateur et fait du skate-board derrière un bus. Il note enfin quelques écarts de langage.

L'auteur se dit "totalement étonné". Cette décision a immédiatement suscité la colère du créateur de Paddington. Michael Bond, 88 ans, qui a imaginé le célèbre ours péruvien au duffle-coat bleu et chapeau rouge en 1958, s'est dit "totalement étonné" que l'on puisse suggérer la présence de références sexuelles dans ce film. "Je serais très en colère. Je ne pourrais pas bien dormir ce soir. Je ne peux pas imaginer ce que pourraient être les références sexuelles. Il n'y en a pas dans le livre", a-t-il déclaré au quotidien Daily Mail.

Le seul danger ? Que les enfants "fassent pipi de rire".  Même son de cloche du côté de l'acteur Hugh Bonneville, qui incarne Mr Brown dans le long-métrage. L'acteur a assuré que le film était "parfaitement regardable" par les enfants de moins de huit ans. "Je l'ai vu avec des enfants de cinq ans l'autre jour et le seul danger était qu'ils fassent pipi de rire dans leur culotte", a-t-il déclaré sur la BBC.

Après quelques heures de polémique, le BBFC a finalement confirmé qu'il maintenait la classification PG, "parental guidance", c'est-à-dire le contrôle parental, mais changeait la mention "légères références sexuelles" en simples "insinuations". Il ne s'agit là que d'un avis destiné à conseiller les parents. En France, chacun pourra se faire son opinion le 3 décembre prochain.