Hollywood au secours du cinéma français

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Hollywood au secours du cinéma français
Un repreneur californien va proposer de venir à la rescousse du cinéma français, menacé par la liquidation judiciaire d'une société de post-production.@ MAXPPP
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EXCLU - Une société américaine va proposer de reprendre Quinta, en liquidation.

Le salut pourrait bien venir des Etats-Unis. La liquidation judiciaire de Quinta Industries, une société de post-production, chargée de mettre la dernière touche aux films avant leur sortie en salles, fait souffler un vent de panique sur l’industrie du cinéma français. Une trentaine de films, dont Astérix 4 ou La vérité si je mens 3 risquent de sortir en retard, voire d’être annulés. Mais, d’après les informations d’Europe 1, un repreneur va faire mardi matin une offre inattendue au tribunal de commerce de Nanterre : il s’agit de Film Funds, une société californienne, sans aucun lien juridique, direct ou indirect, avec le groupe Quinta Industrie.

"Une société américaine qui peut donner un coup de main à l’industrie du cinéma français, ce n’est pas mal !", a lancé sur Europe 1 Christian Paris, l’un des vice-présidents de Film Funds. Il a détaillé le plan qui sera présenté au tribunal mardi. Tout d’abord, l’offre de reprise "portera sur la bonne fin des travaux qui sont en cours", soit "environ 32 films" qui sont en post-production actuellement.

Des emplois préservés

"Nous avons les moyens de le faire et nous souhaitons pouvoir proposer aux producteurs une bonne fin pour ces travaux afin que ces films arrivent en salles à temps", a précisé Christian Paris,  qui n’a jamais été salarié du groupe Quinta. Aujourd'hui le vice-president de Film Funds, il est intervenu à ce titre dans la proposition de reprise des studios en difficulté. Le plan de Film Funds consisterait également à "proposer aux producteurs, dans les contrats, une continuité de leurs travaux". La société reprendrait également "une partie du personnel" travaillant actuellement pour Quinta Industries.

Environ 180 emplois seraient ainsi préservés. Si l’offre est acceptée par le tribunal de commerce, le repreneur américain n’entend pas perdre de temps : il compte installer sa filiale française dès le mois de janvier à Courbevoie, en région parisienne.