Films français : la menace s'éloigne

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Films français : la menace s'éloigne
La moitié des films menacés de ne pas sortir ont déjà été sauvés. La sortie de 28 films reste néanmoins incertaine.
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31 films menacés par la faillite de Quita sont sauvés. 28 autres films sont en suspens.

La disparition de laboratoires techniques chargés de la post-production d’une soixantaine de films français faisaient craindre le pire pour l’avenir de tous ces projets. Les négociations ont néanmoins permis de sauver définitivement 32 films.

Grâce aux différentes démarches entreprises depuis la mi-décembre, "31 films ont d'ores et déjà vu leur situation résolue positivement tandis que 28 autres font l'objet d'échanges avancés avec le liquidateur", a annoncé lundi le Centre national du cinéma (CNC).

Sauver des films presque finis

La Fédération des industries du cinéma (Ficam) avait tiré le signal d'alarme en décembre concernant l'avenir de ces films en cours de post-production. Ils s'étaient retrouvés menacés après la récente fermeture de laboratoires du groupe Quinta Industries - LTC, Duran Dubois, SIS et Scanlab - chargés des copies des films quand ils sont terminés, ou de leur montage et effets spéciaux quand ils sont en post-production.

Le nombre de films concernés, certains devant sortir dès le mois prochain, avait d'abord été estimé à 36, avant d'être réévalué à 61. Parmi les films concernés, les derniers épisodes des sagas Astérix ou La vérité si je mens, ainsi que Infidèles, avec Jean Dujardin en tête d’affiche.

Prochains rendez-vous les 6 et 9 janvier

Concernant le devenir des stocks de films dont le laboratoire LTC avait la garde, "plusieurs repreneurs potentiels se sont manifestés auprès du liquidateur et auprès du CNC", indique ce dernier, qui rappelle cependant "la nécessaire transparence qui doit être de mise dans cette affaire, les ayants droit devant être en mesure d'accéder à leurs films".

Une réunion aura lieu le 6 janvier concernant la situation des salariés du groupe Quinta Industrie, et une nouvelle rencontre de concertation avec les organisations professionnelles du secteur se tiendra le 9 janvier.