Deux frères Pour une femme

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Deux frères Pour une femme
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A travers une fiction autobiographique, Diane Kurys explore un secret de famille : la passion de deux frères pour sa mère.  

C’est son ADN : la fiction autobiographique, ou autobiographie romancée, ou autofiction c’est au choix. L’histoire familiale de Diane Kurys, source intarissable d’inspiration pour la réalisatrice, lui a soufflé son dernier film Pour une femme.  

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Après Diabolo menthe (son grand succès), Coup de foudre et La Baule-les-Pins, Pour une femme vient compléter "un ensemble cohérent qui raconte mes origines" résume-telle. Elle brouille d’ailleurs les pistes dès le générique en alternant entre photos personnelles et prises du film.

Et, sans surprise, tout commence par une photo. A la mort de sa mère, Anne (alter ego de la réalisatrice incarné par Sylvie Testud) découvre sur un cliché l’existence d’un oncle mystérieux que ses parents ont accueilli après la guerre. Elle devine alors la lutte de deux frères pour la même femme et de fait, l'amour difficile entre ses parents.

Découvrez la bande-annonce du film Pour une femme :

Saga familiale

Il y a au cœur de cette saga familiale (qui débute en 1947 et court jusque dans les années 80), un triangle amoureux entre des personnages plongés dans la France de l’après-guerre. A ce jeu là, Diane Kurys se distingue : elle a sa manière à elle de faire monter la tension charnelle. Elle reproduit parfaitement le climat des années 50 et parvient à nous entraîner dans l’intimité de l’album de famille sans faux-pas (si ce n’est, peut-être, le Benoît Magimel de la fin, vieilli à grand renfort d’artifices mais touchant tout de même).   

Découvrez un extrait :

Casting alléchant

Mélanie Thierry, Clotilde Hesme, Benoît Magimel, Nicolas Duvauchelle et Denis Podalydès : pour le casting, Diane Kurys ne s’est rien refusé.  

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Malgré un flash-back qui alourdit quelque peu l’ensemble, un charme désuet s’échappe comme un doux parfum d’antan de sa fresque de personnages vraisemblables, de leur accent suranné, de l’enthousiasme juvénile des militants communistes, de cette jeunesse qui passe l’été en chapeaux et costumes autour de nappes à fleurs et des balbutiements du féminisme. Clotilde Hesme et Mélanie Thierry (toutes deux d’une justesse sans faille) apportent une touche de fraîcheur indéniable à des personnages masculins plutôt sérieux. Les deux actrices campent surtout à la perfection l’archétype de la femme des années 50 en voie d’émancipation. 

Pour une femme, de Diane Kurys, avec Benoît Magimel, Mélanie Thierry et Nicolas Duvauchelle. Sortie en salles le 3 juillet, avec Europe 1.