Démineurs explose Avatar

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Démineurs explose Avatar
@ REUTERS
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Le film de Kathryn Bigelow repart avec six Oscars. Bullock et Bridges sont aussi sacrés.

Démineurs a mis K.O. Avatar, dimanche soir aux Oscars. Comme l'avaient anticipé les spécialistes, Démineurs s'est imposé comme le grand gagnant de la 82e cérémonie des Oscars avec six statuettes. Le film est reparti avec les trophées des meilleurs film, réalisation, montage, scénario original, son et mixage.

Kathryn Bigelow est ainsi devenue la première femme de l'histoire des Oscars à remporter la statuette pour la meilleure réalisation. Elle a reçu son trophée des mains de la chanteuse Barbra Streisand, qui a déclaré, en ouvrant l'enveloppe : "Le moment est enfin venu !". Elle a dédié son prix "aux militaires qui risquent leur vie en Irak et en Afghanistan".

Regardez les annonces des victoires de Démineurs :

Avatar, signé par son ex-mari James Cameron, n'a pas réussi à réitérer son palmarès des Golden globes. Le film le plus lucratif de l'histoire du cinéma a dû se contenter de trois prix techniques, pour les effets spéciaux, la direction artistique et la meilleure photographie.

Un Oscar à l'usure

Du côté des acteurs, aucune surprise n'est venue troubler les pronostics. Sandra Bullock, dans sa longue robe argentée parsemée de brillant, a remporté le premier Oscar de sa carrière pour son rôle dans The Blind Side, 24 heures après avoir reçu le "Razzie" de la pire actrice pour un autre film, All about Steve. "Ai-je vraiment mérité cet Oscar, où l'ai-je eu à l'usure ?", a-t-elle demandé, provoquant les rires de la salle, avant de rendre hommage, avec un mélange d'émotion et d'humour, à ses compétitrices, Helen Mirren, Carey Mullingan et Gabourey Sidibe.

Regardez Sandra Bullock recevoir son Oscar :

La cinquième nomination a été la bonne pour Jeff Bridges, qui a reçu, devant une salle debout, son premier Oscar pour Crazy heart, dans lequel il interprète un chanteur de country raté. Les yeux vers le ciel, il a remercié ses parents comédiens, aujourd'hui décédés, pour "l'avoir introduit dans ce milieu sensationnel".

Les trophés des seconds rôles sont allés à l'Autrichien Christophe Waltz, pour sa prestation de nazi dans Inglourious Basterds de Quentin Tarantino - seul trophée du film - et à Mo'Nique, mère abusive et cruelle dans le film indépendant Precious. Le film de Lee Daniels, qui fut la sensation de l'année du cinéma indépendant américain, a aussi remporté l'Oscar de la meilleure adaptation.

Déception française

Les Français, qui avaient de nombreuses chances de statuettes, repartent avec l'Oscar du meilleur court métrage d'animation pour Logorama, un film montrant une ville de Los Angeles livrée à la publicité et aux marques. Jacques Audiard, en lice dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère pour Un prophète, a dû s'incliner devant Dans ses yeux de l'Argentin Juan José Campanella.

Le dernier chef-d'oeuvre des studios Pixar, Là-haut, a remporté sans surprise l'Oscar du meilleur film d'animation et a ajouté à son palmarès la meilleure musique, pour Michael Giacchino.

Parmi les grands perdants figurent In the air, pourtant sélectionné dans six catégories, District 9 (4 nominations) et Une éducation (3 nominations), tous repartis les mains vides.

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