Le verdict du jury

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Le verdict du jury
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Ils ont aimé, ils n'ont pas aimé. Les commentaires du jury de janvier de la bibliothèque Europe 1.

Sans laisser de traces,de Val Mc Dermid, Ed. Flammarion

ILS ONT AIME

Un polar efficace, dans l’Ecosse des années 80 aux prises avec un conflit minier. (…) Une intrigue bien ficelée, une écriture énergique, bref un roman policier efficace, le tout dans un contexte social fort. Du petit lait !

Emilie

Deux affaires non élucidées depuis des années, se croisent, s'entremêlent, nous faisant découvrir un peu de la psychologie écossaise et des conflits miniers des années 80. Au fur et à mesure de la lecture, des pistes se dessinent jusqu'à ce que, pris au jeu, on ne quitte plus le roman, tant on a envie de connaître le fin mot de l'histoire !

Patricia


Des affaires non élucidées de disparition et de kidnapping trouvent leurs solutions 25 ans plus tard. Je me suis tout de suite retrouvée embarquée dans cette histoire. La toile de fonds de la grève des mineurs en Grande Bretagne a retenu mon attention, cette page d’histoire contemporaine m’avait totalement échappé ; j’ai fait depuis quelques recherches pour compléter mon information : l’opposition entre les lieux petite ville minière et Toscane est intéressante de même que les milieux si différents grands industriels et ouvriers.
La fluidité du récit est facilitée par les titres des chapitres et les dates correspondantes. Le suspens est soutenu durant tous les chapitres et le dénouement inattendu. Un vrai régal, un policier original. (…)
Le suspens est haletant et il est difficile de lâcher le livre une fois qu'on l'a commencé. J'ai trouvé cet épisode très réussi, même si très noir (difficile les scènes de torture, Val McDermid choque le lecteur pour le réveiller, semble-t-il). L'histoire d'amour naissante entre Tony Hill et Carol Jordan en paraît presque incongrue, surtout que le "gentil profileur" reçoit de bien étrangers coups de téléphone. Il flirte avec l'esprit du psychopathe pour tenter de comprendre ses motivations et anticiper ses prochains meurtres. L'attitude du personnage en devient parfois aussi énigmatique que celle du meurtrier, d'autant plus qu'il n'est pas aussi bien dans sa peau qu'il n'y paraît.

Mickaël

Un polar solide et original, tous les ingrédients sont réunis pour accrocher le lecteur : des univers croisés, des destins contrastés, des profils multiples. Le récit de l’enquête est rigoureux, méthodique, il ménage les surprises. L’inspectrice de Police Karen Pirie est étonnante de spontanéité, attachante et tenace. Un bon bouquin pour l’été.

Michel

Tension, suspense croissant jusqu'au dénouement

Chantal

Sans laisser de traces est un excellent polar, écrit tel un scénario de film avec ses flashbacks. Le récit est très bien ficelé ; il entrelace les intrigues, les protagonistes, le passé et le présent avec maestria. Roman passionnant de bout en bout.
Léon

Les autres livres de la sélection :

Cet été là, de Véronique Olmi, ED. Grasset

ILS ONT AIME

Véronique Olmi a écrit là un livre doux amer, l'histoire de vie de quadras abordant la cinquantaine avec un fardeau de doutes, de regret et surtout de non dits. Des êtres désarmés devant la dureté des épreuves de la vie. Ici les adultes sont avant tout des enfants déçus. L'auteure sait très bien saisir les moments de vie et les transformer en expressions. Dès le premier chapitre en quelques phrases le lecteur vit avec les personnages, surtout ceux des femmes particulièrement délicats. C'est aussi l'histoire d'un naufrage de couple, LE couple du livre Delphine et Denis qui ne passera pas l'été, particulièrement meurtrier.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, surtout dans sa première partie, ensuite l'auteure se perd un peu dans des histoires parallèles sensées illustrer le propos (ou épaissir le livre?) mais peu captivantes. En effet l'inspiration se perd au cours du récit. Quel dommage car Véronique Olmi a un vrai talent pour rendre réel ses récits. De toute la sélection c'est le livre qui m'a le plus charmé avec toutefois une mention spéciale pour le polar "sans laisser de traces" de Val Mc Dermid assez efficace.

Sylvie

J'ai aimé l'écriture simple, le style fluide de Véronique Olmi, et surtout la fin ouverte et pleine de promesse du roman.

Patricia

J ai apprécié ce récit de femmes et de leurs conjoints : leur vie, leurs doutes, leurs espoirs, leurs secrets. Cette lecture nous ramène dans ces villages de province que l’on a soit même bien connus et ces ambiances estivales si particulières. L’écriture est très alerte et surtout tellement imagée ; C est déjà le scénario d’un film que l’on imagine : comment ne pas penser aux films de Sautet et aux Petits Mouchoirs vus plus récemment. On est tous concerné par cette histoire. C’est notre histoire qui est racontée.

Pascal

J'ai aimé ce roman de Véronique Olmi, mais j'ai eu des difficultés, au début, à me repérer parmi les personnages, qui sont nombreux et nous sont présentés les uns à la suite des autres. Pourtant, j'ai aimé l'atmosphère du récit et l'opposition entre la vie de groupe, bruyante et joyeuse en apparence, et la terrible solitude dans laquelle chacun était pourtant plongé, ruminant des secrets, cachant des plaies et incapable de communiquer avec les autres, des proches, amis ou famille, cependant si lointains!

Mickaël

"Cet été là" de Véronique Olmi ou la rubrique du temps qui passe, sur les êtres, leurs sentiments (hommes, femmes, jeunes) l'évolution de leurs rapports, en amitié, en amour. Ce livre retrace avec brio, ce temps qui ne reviendra plus, chacun peut se retrouver, au fur et à mesure que se déroule "cet été là". Bien écrit, au rythme enlevé, à l'analyse intéressante quant à l'évolution de l'humain à travers " le temps" qui passe, et "le temps "qui reste.

Chantal

ILS SONT PARTAGES

Cet été-là ressemble à tous les autres : mêmes soucis que l'on feint d'oublier, même sable piétiné, même maison de vacances où résonnent les éclats de rire des enfants déchaînés et les éclats de voix des parents excédés. Cet été-là, pourtant, est celui des bilans. Un huis clos classique où trois couples font face à leur mal-être et leurs espoirs enfouis sous le poids de l'habitude, du mensonge ou de la honte. On referme ce roman faussement léger avec un certain malaise. Le sentiment qu'on en a trop dit sur les rapports homme-femme ; ou peut-être pas assez? Ames romantiques s'abstenir.

Noémie

Ce roman relate un week-end passé sur la côte normande, entre amis venus avec leurs mystères, leurs non-dits et leurs désirs inassouvis. Bien écrit, il est pimenté d’un suspens qui tient le lecteur en haleine de bout en bout et procure un bon moment de lecture. Il est regrettable que l’histoire se termine de façon pour le moins brutale et inattendue. La fin laisse une impression d’inachevé.

Léon

ILS N’ONT PAS AIME...DU TOUT

Un roman doux-amer, à l’écriture limpide et souple, mais d’un ennui…! La narration ne tient pas vraiment, et on se demande comment cet ado pourrait faire basculer cet équilibre de toute façon instable, la description des sentiments est juste mais redondante… Un roman qui m’a laissée indifférente tant par son sujet que par sa narration.

Emilie

Histoires parallèles programmées, le récit est trop prévisible, il est vite ennuyeux.

Michel

D’acier, de Silvia Avallone, Ed. Liana Lévi

ILS ONT AIME

Du Zola italien et contemporain, pour un roman difficile mais haletant, une lecture agréable, une belle découverte !

Emilie

L'auteur fait une peinture sans concession de la société italienne d'aujourd'hui. L'image de l'île d'Elbe, inaccessible et perçue comme un eldorado, m'a beaucoup fait penser aux candidats à l'émigration du Maghreb, attirés par les lumières de l'Europe.

Patricia

Le récit de la vie quotidienne de deux ados italiennes dans une région industrielle très pauvre. Ce livre est intéressant car il décrit une réalité méconnue de ce pays que l’ on connaît tellement mieux pour son tourisme élégant! Cette lecture m’a surpris. Le sordide m’a dérangé mais il est nécessaire ; L’amitié ambiguë D’Anna et de Francesca est finement rapportée; l’atmosphère étouffante est présente à toutes les pages.

Pascal

Dureté des situations, des mots, étude des sentiments, ouvrage captivant et qui "dérange".

Chantal

Un roman social qui décrit, de manière parfaite, le passé récent d’une agglomération italienne située en bordure de mer et dont la « mère nourricière » est le complexe sidérurgique local. Il suit l’évolution, dans leur milieu, de deux adolescentes qui, ensemble, jouent de leur charme rayonnant, rêvent d’évasion et misent sur une amitié absolue pour s’approprier leur destin.

Le récit expose avec pessimisme la dure vie de labeur des ouvriers de la sidérurgie et le désœuvrement de la jeunesse issue de cette société prolétarienne.

Léon

ILS N’ONT PAS AIME...DU TOUT

Roman social ? Assurément pas. Je ne suis pas arrivée à continuer de le lire : trop de langueurs, de longueurs. A force de détails, on passe à côté de ce que l'auteur voulait nous faire partager. D’Acier n’est qu’un portrait social sombre d’une Italie de banlieue, de laissés pour compte sans envergure, pauvres humains tentant de se dépêtrer d’un monde qu’ils n’ont pas vu venir.

Mickaël

La mer, l’aciérie, le sexe, la pauvreté. Deux adolescentes grandissent et embellissent dans cet univers clos. Le parallèle constant entre la force, la fureur, la violence de l’aciérie et la montée du désir, de la séduction et du sexe est trop systématique pour ne pas être lassant. Les destins parallèles puis croisés présentés comme la résultante mécanique de la force industrielle et capitaliste sont trop fatalistes. Ce manichéisme empêche d’apprécier la métamorphose des sentiments des deux adolescentes, la découverte de l amour et de la passion.

Les techniques de fabrication du roman sont trop évidentes et elles nous empêchent d’entrer dans l’humanité des personnages qui restent trop caricaturaux.

A trop vouloir montrer, démontrer, prouver, on ne peut entrer dans la complexité des contradictions de la vie sociale et des êtres.

Michel

L’Hydre de Lerne, de Cécile Wajsbrot, Ed. Denoël

ILS ONT AIME

Au début je n’ai pas bien compris où nous emmenait ce récit autobiographique, ces notes et ces réflexions sur le temps qui passe, la maladie, tout étant écrit d’un bloc et sans structure temporelle. Et puis au fil des pages, le récit accroche, la maladie (Alzheimer) du père, qui ne cesse de s’aggraver et dont on sait que ça ne pourra jamais être que pire, la tante qui s’engouffre elle aussi dans la maladie. L’auteur nous livre son quotidien pesant, capitaine d’un bateau qui prend l’eau de toute part, et qui tient bon pourtant ; la garde de son père et sa tante, les rendez-vous médicaux, les tâches administratives qui s’accumulent… et au-delà, une réflexion sur cette mémoire qui s’en va, et avec elle les témoignages de son passé, l’histoire (lourde) de sa famille décimée par la guerre et le nazisme ; qui pourra encore parler de tout cela quand ses ancêtres auront disparu ?

Un récit bouleversant, triste mais digne, juste, très beau. Mon livre préféré dans cette sélection.

Emilie

Qui n'a jamais eu de trou de mémoire ne peut comprendre l'angoisse de la maladie d'Alzheimer !! La narratrice nous fait partager la souffrance qu'elle éprouve à voir son père sombrer dans cette maladie. C'est à la fois un texte juste, très émouvant qui soulève les difficultés d'avoir à s'occuper d'un parent âgé, malade, qui ne vous reconnaît plus et les traumatismes, les secrets, les non-dits dans les familles.

Patricia

ILS SONT PARTAGES

J ai été dérouté par le mélange des genres: les faits quotidiens et ces retour sur l’histoire juive pendant la dernière guerre. Les multiples références littéraires et musicales sont déconcertantes et compliquent le récit.

Pascal

ILS N’ONT PAS AIME...DU TOUT

Le récit de l’accompagnement de deux vieillards juifs atteints de la maladie d’Alzheimer sur fond de traumatismes familiaux hérités de la dernière guerre. Le parcours douloureux, réel et dramatique, mène cependant à une certaine complaisance dans l’analyse et la contemplation des souffrances. Cette auto-mortification devient lassante au fil des pages tant le récit est prévisible. La répétition des évocations et des désespoirs de manière égocentrique conduit à l’ennui. Le style pourrait rattraper la pauvreté des approches mais il est le plus souvent «parlé » et plat.

Livre à déconseiller aux dépressifs.

Michel

Paradis inhabité, d’Anna Maria Mutate, Ed. Phebus

ILS ONT AIME

Jolie histoire que celle d’Adri, jeune fille rêveuse qui vit au sein d’une famille bourgeoise madrilène. Elle traîne sa solitude au milieu des domestiques, jusqu’au jour où elle rencontre Gavi, fils d’une danseuse. Le coup de foudre est immédiat, leur histoire d’amour et d’amitié très joliment contée.

Un livre agréable à lire, émouvant, que je conseille !

Emilie

L'atmosphère ouatée de l'enfance, moins la naïveté. Ce livre est le récit à la première personne d'une enfant confrontée au monde des adultes, ces "géants" dont les conventions, les tabous et les conversations sont aussi étranges qu'absurdes. La "petite dernière", mal-aimée de parents qui ne s'aiment plus, s'est construit un monde, faute de pouvoir habiter celui que nous avons en partage. Un monde de fantaisie, de rêve, de mots doux et sonores sans signification.

On pénètre dans ce livre comme dans la chambre d'une petite fille : à pas de loup, timidement, en essayant de ne pas troubler la mélodie si fragile de l'enfance.

Noémie

J'ai beaucoup aimé le style poétique et onirique de ce livre.

Patricia

Cécile Wajsbrot touche du doigt ce qui sépare la vie de la mort et la mort de la vie, ce qui les unit, la solitude et l’ultime. Elle partage ses questions, ses solutions et surtout, sa force intérieure, forgée à coup de résilience. C’est dans une langue toujours aussi élégante, sinueuse, hypnotique et respirante, qu’elle se livre, partage ses lectures, ses musiques, son compagnon qui sont autant de tuteurs qui l’aident à tenir, garder le cap, continuer malgré les vents contraires, les coups bas du destin.

Mickaël

Récit d’une enfance bourgeoise, découverte du monde des adultes, des rigidités morales, sociales. La quête de tendresse se heurte à l’absence de paroles vraies de la mère. C’est un voyage nostalgique à la frontière d’un univers onirique et d’une vie quotidienne avec les domestiques. C’est aussi la découverte de la culpabilité et de la résistance à un certain ordre établi.

Livre pour lecteurs aimant naviguer entre ombre et lumière, rêves et quotidien, chaleur et douleur, enfance et univers adulte. C’est aussi l’histoire de la naissance du sentiment amoureux chez une petite fille.

Michel

Un ouvrage magnifique, bouleversant malgré les larmes que je ne pouvais retenir, je ne cessais de vouloir lire, lire, et encore, lire...Poésie et réalisme pour témoigner de la solitude d'Adriana ,enfant, ("cette petite est un peu anémique, il faut qu'elle mange beaucoup, mais ce dont elle a besoin, c’est de beaucoup de tendresse....) et son amour auréolé de reconnaissance pour Gavri. Remarquable par l'écriture, l'analyse des sentiments, un chef d'œuvre.

Chantal

ILS N’ONT PAS AIME...DU TOUT

Ce roman m’est tombé des mains après la trentième page ; je n’ai pas pu accrocher.

Léon