Le verdict du jury

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Le verdict du jury
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Ils ont aimé, ils n'ont pas aimé. Les commentaires du jury de janvier de la bibliothèque Europe 1.

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

"J'ai adoré ce livre vraiment passionnant, l'histoire hélas fort réaliste de ces deux bonnes noires qui servent les Blancs et s'occupent de leurs enfants avec amour. Derrière cette vie de tous les jours ponctuée de petites histoires on retrouve l'Amérique puritaine et Blanche, Aibillen et Minny savent et nous le savons qu'elles n'auront pas droit à leur American Dream"

Nathalie, Charron, (Creuse).

"Dosant à merveille l’émotion et l’humour, la profondeur et la vitalité, La couleur des sentiments est un roman magnifique et inoubliable qui se lit d’une traite.

(...)

Un roman que l’on ne peut pas lâcher, des personnages auxquels on s’attache. Une richesse de ton et de sentiments qui trouve écho. Une vraie réussite."

Teresa, Croix (Nord).

Ce livre est un bouleversant témoignage de la vie dans les années 60 dans une petite ville du Mississipi. On y découvre la ségrégation, la vie de ces bonnes, les prémisses de la lutte pour les droits civiques. J'ai été touchée par les personnages de Skeeter, Aibeleen et Minny, leur courage, leur volonté, leur humanité. Pour moi, ce livre est de la même veine que Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, auquel il fait référence d'ailleurs. SUBLIME ROMAN. MON COUP DE COEUR."

Patricia, La Farlède (Var).

"La couleur des sentiments est un livre magnifique. Sa narration à trois voix nous donne un récit bouleversant. Comment étaient les relations que pouvaient entretenir les domestiques noirs du sud des USA, pendant les années 60, avec leurs employeurs blanc ? Voici la question à laquelle Kathryn Stockett essaye de répondre en nous racontant une petite intrigue sur fond de vie quotidienne. Les trois narratrices-personnages (Miss Skeeter, Aibileen et Minny) nous touchent et nous passionnent. A lire absolument !"

Grégoire, Rennes.

"L’intrigue de ce roman prend place en août 1962, Mississippi, aux États-Unis, deux ans avant que le Civil Right Act ne soit signé.

Le récit nous entraine dans le quotidien d'un groupe de femmes noires, confrontées aux problèmes ségrégationnistes encore vivaces dans cette Amérique des années 60. (...) L'auteure nous donne une description des faits saisissants de réalisme, sans anachronisme ni parti pris, des faits qui pourraient paraitre aujourd'hui lointains. Malgré ce contexte assez lourd, ce roman s'illustre par la légèreté de son intrigue (somme toute la vie quotidienne d’une poignée de femmes), qui s’inscrit dans ce morceau d'histoire riche et passionnant. Le style d’écriture est léger, avec un vocabulaire simple et élégant. Pas d'effets de style inutiles, il va à l'essentiel, renforçant l'impression d'un vrai « récit de vie ». La lecture en est facilitée. Chaque personnage est facilement identifiable, l'auteure les ayant distingués en utilisant un style différencié pour chacun. Le récit est en effet une alternance des points de vue de chacun des 3 personnages, dont le destin est étroitement lié. On peut regretter que cette triple alternance alourdisse quelque peu l'histoire, et force à une attention particulière.

En résumé, un récit de vie ordinaire, dans un contexte qui l'est moins, et qui se révèle être un morceau de l'histoire moderne quelque peu méconnu et passionnant. Les amateurs de destins croisés, de l'histoire américaine et les autres, apprécieront!"

Florian, Montereau Fault Yonne (Seine-et-Marne).

"C'est un livre empreint de bons sentiments. Il y a une note d'espoir avec les enfants qui se prennent d'affection pour cette jeune femme noire.
Je pourrais le recommander à le lire."

Bérangère, La Salle de Vihiers (Maine-et-Loire).

" (...) Un peu bateau tout de même : évolution des noirs et de la condition féminine…Rien de vraiment nouveau mais intéressant et agréable. A conseiller tout public, tous âges."

Yves, Dieppe.

"L’histoire d’une amitié improbable au temps de l’Amérique des lois raciales. C’est un beau récit, avec des personnages très attachants mais qui à mon avis a un air de déjà vu concernant la trame de fond du roman."

Alain, Brunoy.

Des éclairs de Jean Echenoz

"Le style fluide me donne l'impression d'être non pas dans la réalité mais dans l'univers d'une fable onirique et cela est plaisant. J'ai passé un bon moment."

Nathalie, Charron (Creuse).

"J'ai aimé ce roman, d'une écriture sobre, claire. Je l'ai lu presque comme un documentaire scientifique, découvrant avec étonnement la guerre qui s'était déroulée autour de l'électricité à ses débuts, et la mise au point de la chaise électrique."

Patricia, La Farlède (Var).

"Jean Echenoz maîtrise son sujet. Cet homme, Gregor, est passionnant. Dommage que l'on s'ennuie un peu vers la fin. "

Grégoire, Rennes.

"Bien que nous soyons averti par la quatrième de couverture, le premier plongeon dans le bain d’éclair que nous propose Jean Echenoz reste aussi surprenant que vivifiant. Fiction sans scrupule biographique, nous précise-elle, dans la lignée de Ravel et Courir, le style littéraire que déploie Echenoz pour mettre en œuvre son scénario demeure irrévocablement romanesque, jusqu’à rendre discret au point de les faire oublier les sous-bassements historiques qui servent pourtant de structure générale au roman.

(...)

Humour, maitrise du style, instruction et divertissement rythment la lecture de chacune des pages Des éclairs, dont on ne peut que ressortir enjoué et amusé, tout autant qu’un peu plus instruit. Que l’histoire scolaire serait belle si elle nous était comptée par la plume de Jean Echenoz."

Florian, Montereau Fault Yonne (Seine-et-Marne).

"Un soupçon d’humour pour raconter la vie d’un inventeur naïf, surréaliste, qui comme ses pigeons n’a pas les pieds sur terre. Ludique et instructif, c’est agréable à lire."

Yves, Dieppe.

"Livre sympathique et amusant, une vraie découverte pour moi qui ignorait l’histoire du développement de l’électricité avec l’invention du courant alternatif. Mais même si c’est un ouvrage bien écrit et bien documenté cela ne fait pas pour autant un chef d’œuvre."

Alain, Brunoy.

Les assoiffées de Bernard Quiriny

"Le style est enlevé et fort agréable à lire, on tourne les pages avec plaisir, j'ai beaucoup aimé même si le matriarcat qui y est dépeint est loin d'être idyllique. Dès que l'on commence à lire la vie d’Astrid, on se doute que ce pays est loin d'être un paradis où vivre mais plus proche de certains régimes totalitaires connus de nos livres d'histoire (autodafé, ségrégation, contrôle des naissances...). Si la fin est surprenante quoiqu'un peu rapide, elle est logique, les femmes de Belgique ont agi comme auraient fait des hommes, elles se sont laissées piéger par l'ivresse du pouvoir d'où l'échec de l'Empire..."

Nathalie, Charron (Creuse).

"La Belgique est devenue depuis 20 ans un empire entièrement féminin, retranché du reste du monde, dirigé par la Bergère, fille de la Grande Bergère, instigatrice de la grande révolution. 5 journalistes parisiens, en quête d'un coup médiatique, sont invités à venir visiter l'empire...

L'idée de ce roman est intéressante, les dérives de cet empire "géré" par des femmes m'a amusée car vraiment poussé à l'extrême. Toutefois, je me suis ennuyée à sa lecture même s'il souligne des travers de notre société actuelle."

Patricia, La Farlède (Var).

"Les Assoiffées, un roman fantastique, de Bernard Quiriny. Malheureusement pour lui, je n'aime pas le fantastique. Alors même si, aux yeux d'un lecteur qui aime la littérature fantastique, se serait un bon livre, moi je ne l'ai pas du tout apprécié."

Grégoire, Rennes.

"Ce roman est un uchronie des plus singulières que j'ai eu l'occasion de lire. Voyez plutôt : imaginez un peu que, au cours des années 1970, un mouvement féministe ait réussi un coup d'état aux Pays-Bas, puis en Belgique. Que ce régime ait peu à peu promulgué des lois pour marginaliser les hommes, au point de les éliminer totalement de la vie sociale. Et que finalement, le pays, "l'empire des femmes" comme il est surnommé, se soit finalement totalement coupé du monde, comme l'est actuellement la Corée du Nord. C'est le contexte de départ du récit de Bernard Quiriny.

(...)

On se surprend à apprécier – ou non - certains de ces personnages, chacun possédant son caractère propre, et une psychologie qui a été bien développée. Le roman n'évite pas certains clichés, et souffre de certaines longueurs. Néanmoins, la lecture se fait facilement, le récit est bien écrit. L'humour et la dérision sont omniprésents, tant la situation peut parfois paraître décalée. Le maitre mot est ici « originalité ». On découvre progressivement un pays complétement décalée du monde, étouffé par une propagande omniprésente.

En résumé, un roman rafraichissant et dépaysant, qui nous plonge rapidement dans l'ambiance d'un pays totalitaire d'un genre très particulier. Un roman très efficace pour se changer les idées, malgré quelques petits défauts."

Florian, Montereau Fault Yonne seine-et-Marne.

"Lourd, oppressant, invraisemblable. J’ai eu hâte d’en terminer, pensé à abandonner mais j’ai tenu jusqu’au bout….ouf !! Ce livre exprime des relents de secte dirigée exceptionnellement par des femmes. Il n’est pas dans leur nature de se comporter comme des hommes et on notera que les dictatures connues, actuelles ou anciennes sont, et étaient toutes sous la férule d’hommes."

Yves, Dieppe.

"Je n’ai pas du tout accroché à la lecture de ce roman, bien que le propos soit original."

Alain, Brunoy.

Un employé modèle de Paul Cleave

"Un bon thriller bien écrit, quand on le commence on ne le lâche plus, Joe est un héros à la « Dexter » mais en moins sexy donc on a plus de mal à oublier qu'il est un tueur en série. C'est le genre de livres que j'aime lire quand je suis en vacances. Pas plus."

Nathalie, Charron (Creuse).

"Je ne lis jamais de roman de ce genre car ça m'angoisse. D'ailleurs, dès que j'en ai commencé la lecture, je me suis demandé si j'avais bien fermé les portes et fenêtres...c'est dire si ce roman nous plonge de suite dans l'ambiance. Il est palpitant, plein de rebondissements, déroutant à certains moments, certains passages sont difficiles pour les âmes sensibles. C'est du bon, TRES BON ROMAN POLICIER."

Patricia, La Farlède (Var).

"Bon livre. Ce polar, de Paul Cleave, est pour le moins original : c'est un tueur en série qui mène l'enquête sur un meurtre au même mode opératoire que les siens. Même si l'idée est bonne et que l'écriture est parfaite, on ne devient pas pour autant adict."

Grégoire, Rennes.

"Exit les héros classiques, l'auteur nous propose ici de rentrer dans la peau... d'un tueur en série. Qui plus est, d'un tueur en série méthodique, que les hasards de la vie ont amené à travailler dans les locaux de la police, en tant qu'homme à tout faire.

(...)

Paul Cleave adopte, pour décrire les actions de son antihéros, un style composé de phrases courtes, ce qui met tout de suite dans l'ambiance. Le récit de la vie de Sally est plus réfléchie, mais l'auteur n'hésite pas à utiliser des mots crus.

Qu'est ce qu'on aime dans ce livre? On se laisse très rapidement absorbé par l'ambiance sombre de ce roman, bercé par un humour noir et un regard ironique omniprésent. L'auteur a réussi le tour de force de nous décrire le monde du point de vue d'un homme aux valeurs morales complètement renversées, et c'est... renversant. Cette inversion des valeurs met souvent assez mal à l'aise. Certaines scènes peuvent en effet heurter les âmes sensibles. Un récit policier sans "temps mort", à ne donc pas mettre entre toutes les mains, mais à savourer si vous avez le cœur bien accroché...

Un livre dépaysant et amoral, qui saura séduire par son ambiance les amateurs de polars, et les autres... Et à déconseiller aux âmes sensibles."

Florian, Montereau Fault Yonne (seine-et-Marne).

"C'est un livre agréable à lire malgré ces 420 pages. Paul cleave entraîne son lecteur dans un tourbillon de meurtre et de rebondissement.
Au fur et à mesure de la lecture je me suis pris d'affection pour Joe et tout comme Sally j'ai voulu comprendre pourquoi il menait cette vie.
Par contre au bout d'un moment, je trouve lassant de voir qu'il y ait autant de meurtres. Et la fin est un peu trop facile. il n'affronte pas la réalité.
Je pense que ce livre peut être en première place. C'est un très bon thriller où le serial killer ne correspond pas à tous ceux que l'on peut lire dans le même genre. Méfiez-vous des apparences, surtout de votre homme de ménage."

Bérangère, La Salle de Vihiers (Maine-et-Loire).

"C’est énorme, un polard dont on connaît dès le début le nom de l’assassin. Bon, évidemment le suspense c’est bien « comment ça va finir ?». Surtout que l’on est au côté du tueur, on joue au chat et à la souris avec la police. Pas vraiment contre elle mais pas avec elle. On est également pris par ces deux femmes qui « l’entourent » à son corps défendant. Laquelle des deux mettra fin à ses agissements ? Et comment ? A lire sans retenue, humour noir en prime…"

Yves, Dieppe.

"Là, j’ai été véritablement déçu. L’histoire commence bien, le héros Joe ressemble un peu à Dexter, mais à partir du milieu de l’histoire c’est du grand n’importe quoi. Le personnage de la mère de Joe est bien construit et amusant, par contre celui de Mélissa est incongru. Beaucoup d’effets de manches, une écriture confuse et des personnages qui partent dans tous les sens c’est un ouvrage torturé aussi obscur que certains livres de Stephen King débités au kilomètre par l’auteur."

Alain, Brunoy.

Fruits et légumesd'Anthony Palou

"J’ai eu un véritable coup de foudre pour ce livre. C’est l’histoire d’une famille d’immigrés espagnols venus s’installer en France et plus particulièrement en Bretagne. Le grand père de l’auteur se lance dans le commerce des fruits et légumes à Quimper, et il se construit une belle notoriété avec sa recette de soupe catalane. C’est la prospérité, la reconnaissance et l’intégration. Plus tard le fils reprend l’affaire mais il n’a pas la fibre commerciale car c’est un brave homme mais au caractère faible qui ne comprends pas en plus la mutation du commerce de détail dans les années 60 avec l’apparition des grandes surface et plus particulièrement des Centres Leclerc. Commence alors la descente aux enfers, avec son cortège de catastrophes au quotidien, les dettes, le repli social, le recours au tiercé pour essayer d’enrayer l’inéluctable chute……La ronde des huissiers, le déménagement, puis l’accident vasculaire du père…

Ce livre m’a touché au plus profond de moi même, pourquoi ? Parce qu’il raconte mon histoire, J’ai vécu tout ce que vit l’auteur, presque dans les mêmes lieux dans le milieu des petits artisans du bâtiment. L’écriture de ce petit roman est limpide, pas de grandes phrases, pas d’envolées lyriques, mais tout au long des pages une petite musique ou se marient l’humour, la nostalgie de ce qui n’est plus et une infinie tendresse. C’est pourquoi je recommande la lecture de ce livre qui parle au cœur et qui me fait penser à certains ouvrages de Cavanna bâtis de la même mélancolie."

Alain, Brunoy.

"Entre la Bretagne et Rungis une histoire familiale où on se trouve des points communs quelque soit le métier que faisait notre père ou les déboires du père du narrateur nous semblent encore terriblement d'actualité – je vis dans un village à la campagne . C'est bien écrit, touchant et attachant, il y a de la madeleine de Proust dans ce roman, je le relirai certainement quand je me sentirai un peu bluesy."

Nathalie, Charron (Creuse).

"Les dynasties finissent toujours par s'écrouler. Le narrateur nous conte ici celle de marchands primeurs mise en place par son grand-père et que son père, incapable de rivaliser avec l'ouverture des supermarchés, n'a pas su maintenir.

Sur fond des années 70, l'auteur nous fait revivre une France qui n'existe plus, ou alors dans certains reportages du journal de 13H de Pernault. Ce roman m'a touchée car, née dans les années60, j'y ai retrouvé des souvenirs d'enfance."

Patricia, La Farlède (Var).

"Bon livre. Anthony Palou nous livre dans Fruits et Légumes de nombreuses références (historiques et sociales) intéressantes. Dommage que cela ne soit pas assez développé. Il manque au moins une cinquantaine de pages..."

Grégoire, Rennes.

"Dès le départ, le style de narration particulier peut heurter le lecteur de ce roman. En effet, le récit est fragmenté, à l'image de la mémoire du narrateur. Il nous expose donc des petites scènes de vie quotidienne, qui semblent être sans liens. On obtient donc un récit qui peut, au premier abord, paraitre décousu.

Le style d'écriture en lui-même est maitrisé, et se révèle très agréable à la lecture. Il s'en dégage une impression mélancolique poignante, une nostalgie des temps passés, des choses qui ne sont plus. Mais cette ambiance lourde peut s'avérer pesante pour le lecteur, qui finit par se décourager de cette plongée nostalgique.

Un livre qui s'adresse somme toute à un public particulier, qui a connu l'époque évoquée, et qui se retrouvera tout ou en partie dans ce récit. Pour les plus jeunes, ce sera sans conteste une lecture agréable, pour peu qu'ils arrivent à se plonger sans retenue dans le court du récit."

Florian, Montereau Fault Yonne (seine-et-Marne).

"C'est un livre que se grignote. Il se lit très facilement et est écrit avec humour et simplicité.
L'auteur nous plonge dans son enfance des années 70."

Bérangère, La Salle de Vihiers (Maine-et-Loire).

"Chronique maraîchère des années 1950-1970 (on ne sait pas trop). Rafraîchissant et rapide à lire sans concentration particulière."

Yves, Dieppe.