Le triomphe du polar historique

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Le triomphe du polar historique
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La baronne meurt à cinq heures est le Livre Europe 1 de mars et le classique, Le capuchon du moine.

Chaque mois, un jury de dix auditeurs d’Europe 1 choisit le "livre du mois" parmi cinq nouveautés proposées par la rédaction. En écho au "livre du mois", Europe 1 vous propose un "classique".

Le livre de mars 2011 : La baronne meurt à cinq heures, de Frédéric Lenormand (éditions JC Lattès).

Le monde du polar s’est enrichi d’un nouvel enquêteur, aussi célèbre qu’inattendu : François-Marie Arouet de Voltaire.

C’est bien contre son gré que le philosophe s’est lancé dans une aventure fort éloignée des hauteurs de l’esprit qu’il privilégie d’ordinaire. Mais son confort est menacé. La baronne de Fontaine-Martel a en effet été découverte assassinée dans sa chambre. Or depuis quelques mois, Voltaire bénéficiait des largesses de cette ancienne favorite de la Cour. Dans le Paris du XVIIIème siècle, les méthodes de la police judiciaire laissant à désirer, Voltaire décide de ne se fier qu’à ses propres forces pour retrouver le ou les coupables. A ses côtés, une jeune femme remarquable, Emilie de Breteuil, marquise du Châtelet, qui allie intelligence rapide, courage, persévérance et amour des sciences.

Face à ce duo improbable de détectives amateurs, les obstacles s’accumulent. D’abord, il y a le lieutenant général de police, aussi soucieux d’empêcher Voltaire de critiquer le pouvoir que de découvrir la vérité sur le meurtre de la baronne… Et puis, il y a les héritiers potentiels, ou plus précisément les héritières : Mme d’Estaing, fille de la baronne, Mme de Clère, cousine par alliance et Mlle de Grandchamp, filleule et dame de compagnie de la défunte. De vase précieux en lanterne magique, la piste qui mènera au testament de la baronne de Fontaine-Martel et à l’élucidation de son meurtre nous fera découvrir au passage le quotidien des Parisiens sous le règne de Louis XV.

L’auteur : né en 1964 à Paris, Frédéric Lenormand s’est mis à la littérature aussitôt après des études à Sciences Po et à la Sorbonne. Sa spécialité : les romans historiques. Ses domaines de prédilection : le XVIIIème siècle français et la Chine de la dynastie des Tang. Il en a tiré une série de romans pour enfants (« L’orphelin de la Bastille ») et un cycle consacré au célèbre héros de Robert Van Gulik (« Les nouvelles enquêtes du juge Ti »), avant de revenir à la France du XVIIIème avec « La baronne meurt à cinq heures ».

Le classique associé : Le capuchon du moine d’Ellis Peters (éditions 10 X 18)

Pionnières du polar historique, les « Chroniques de frère Cadfael » se déroulent dans une des plus belles abbayes de l’Angleterre du XIIe siècle : l’abbaye de Shrewsbury. Leur héros est un moine bénédictin qui sort de l’ordinaire : ancien soldat, Frère Cadfael est entré dans les ordres à l’âge de 40 ans, apportant à son abbaye de nombreux talents, dont la connaissance des plantes médicinales.

Ses aventures, qui courent sur une quinzaine d’années, mettent en scène des personnages et situations historiques. « Le capuchon du moine » est le troisième volume de la série.

À première vue, c'est un crime parfait qui ouvre Le capuchon du moine. Un riche propriétaire lègue ses biens à l'abbaye de Shrewsbury en échange d'une paisible retraite... et meurt en dégustant une perdrix ! Quelle main criminelle a versé dans le plat une dose de poison provenant de la pharmacie de frère. Cadfael ? Les suspects ne manquent pas, à commencer par les héritiers de la victime. Il faudra toute l'ingéniosité de Cadfael, ce Maigret du XIIe siècle, pour découvrir l’identité de l’empoisonneur.

L’auteure : Ellis Peters, de son vrai nom Edith Pargeter, est une romancière anglaise, née en 1913. Spécialiste de l’histoire du Moyen-âge -et de la littérature tchèque – elle écrivait sous plusieurs pseudonymes. De tous ses héros, le plus célèbre est frère Cadfael, le premier moine détective de l’histoire du polar. La romancière est morte à 82 ans, en 1995. Pour célébrer sa mémoire, un vitrail lui a été dédié dans l’Abbaye de Shrewsbury.