Tavares veut développer "la culture du profit" chez PSA

  • A
  • A
Tavares veut développer "la culture du profit" chez PSA
Carlos Tavares, le nouveau patron de PSA, attend un véritable changement de mentalité au sein de son groupe.@ REUTERS
Partagez sur :

STRATÉGIE - Carlos Tavares, patron de PSA Peugeot-Citroën, a annoncé la réduction du nombre de modèles produits pour augmenter sa marge.

"Back in the race" n'est pas le nom d'un nouveau film, mais du nouveau plan stratégique de PSA Peugeot Citroën, dévoilé lundi. Outre le repositionnement de ses marques, de nouvelles économies et d'un renforcement à l'international, le nouveau patron de la marque, Carlos Tavares, parle d'un véritable changement de mentalité. "La culture du profit va être un point sur lequel nous allons nous concentrer", a-t-il promis lors d'une conférence d'analystes.

Écoutez le Zoom Eco d'Anne-Laure Jumet :



PSA Peugeot Citroën retourne dans la coursepar Europe1fr

Objectif 2% de marge d'ici 2018. Son but : arrêter de brûler des liquidités et dégager un flux de trésorerie (free cash flow) opérationnel "au plus tard d'ici à 2016". Entre cette date et 2018, le constructeur automobile français veut atteindre un flux de trésorerie cumulé de 2 milliards d'euros. Son activité automobile, la plus importante, doit être rentable avec une marge opérationnelle de 2% d'ici 2018, puis de 5% entre 2019 et 2023. Le groupe a encore essuyé en 2013 une perte nette de 2,3 milliards d'euros, après 5 milliards en 2012. Ce qui l'a conduit à appeler au secours son partenaire chinois Dongfeng qui s'apprête à entrer à son capital à hauteur de 14%, tout comme l'Etat français.

DS "marque premium", Peugeot marque généraliste "haut de gamme". Pour retrouver le chemin de la croissance, PSA va s'appuyer sur ses marques existantes, Peugeot et Citroën, et faire de la gamme DS de Citroën une "marque premium à part entière". Cette dernière devrait réaliser 60% de ses ventes hors d'Europe en 2020, avec un focus particulier sur la Chine, selon une présentation. Peugeot restera une marque généraliste mais "haut de gamme" tandis que la marque aux chevrons sera plus "abordable".

Presque deux fois moins de modèles. Le repositionnement des marques s'accompagnera d'une réorganisation de leur gamme. Le nombre de modèles, jugé trop important par Carlos Tavares, passera de 45 cette année à 38 d'ici 2016, puis 26 d'ici 2020 et les véhicules devront mieux répondre aux attentes des clients au niveau mondial.

sujet

Accidents : les constats bientôt sur smartphone

Immatriculation en France : Renault et PSA à la fête

General Motors multiplie les rappels de voitures