Nissan va rouler avec la Nasa

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Nissan va rouler avec la Nasa
@ OLI SCARFF/AFP
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AUTOMOBILE - Le constructeur japonais s’allie avec l’agence spatiale pour accélérer la mise au point d’un véhicule autonome.

Nissan, la marque japonaise que vous pouvez retrouver au coin de la rue, vient de s’associer… à la Nasa. Un rapprochement en apparence surprenant mais qui fait sens : le constructeur automobile et l’agence spatiale américaine vont travailler ensemble pour développer un véhicule autonome. Ce qui devrait permettre à Nissan d’accélérer ses recherches et de tenter d’atteindre un objectif pour le moins ambitieux : commercialiser une voiture qui se conduit toute seule, ou presque, en 2020.

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© SCOTT OLSON/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Nissan et la Nasa unissent leur force.L’allié de Renault et l’agence spatiale prévoient de travailler ensemble pendant cinq années et ne veulent pas perdre de temps : leur premier prototype commun doit voir le jour d’ici fin 2015. Puis Nissan espère pouvoir commercialiser des modèles autonomes, ou semi-autonomes, dès 2016 et au plus tard en 2020.

Dans le détail, "Nissan fournira une flotte de voitures électriques Leaf pour le projet et les recherches auront lieu au centre de Nissan dans la Silicon Valley ainsi que dans celui de la NASA de Moffett Field en Californie", précise le communiqué du Comité des constructeur français. 

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© Handout NASAJPL/CaltechMSSS/AFP

Quel est l’intérêt pour la Nasa ? L’agence spatiale américaine n’est pas désintéressée : cette coopération doit lui permettre d’améliorer ses robots - les "astromobiles" ou "Rovers" en anglais -, envoyés dans l’espace pour des analyses géologiques. Le plus connus d’entre eux est Curiosity, envoyé en 2012 sur Mars pour une mission d’exploration, mais il y eut auparavant Spirit ou encore Opportunity. Des robots qui ont fait leur preuve mais dont la mobilité, ainsi que l’autonomie, restent perfectibles.

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Où en est la voiture autonome ? Ce qui ressemblait à de la science-fiction est déjà en train de se concrétiser : ce qu’on appelle les aides à la conduite sont déjà les prémisses de la voiture autonome, ou a minima semi-autonome. Aujourd’hui, certains modèles peuvent déjà se garer tout seul ou enclencher un freinage d’urgence.

Et les prototypes de voitures réellement autonomes ont déjà commencé à rouler : le patron du groupe Mercedes a fait forte impression en arrivant au salon de Francfort 2013 à l’arrière d’un véhicule sans conducteur. Nissan a déjà réalisé plusieurs démonstrations convaincantes en 2013 en Californie, déjà avec une Leaf. Le constructeur a même réussi à convaincre le Premier ministre japonais Shionzo Abe de monter à bord. 

De nombreux défis restent à régler. La voiture autonome existe donc déjà mais elle n’est en qu’au stade du prototype et doit encore être améliorée. Car si la circulation sur les autoroutes ou les voies rapides ne pose pas problème, gérer la circulation en ville avec un trafic dense constitue encore un véritable défi.

L’autre obstacle est financier : l’équipement électronique nécessaire (capteurs, capacités de calcul, GPS ultra-précis, etc.) pour rendre une voiture autonome est encore très coûteux. Sans oublier un dernier point, et pas des moindres : l’adaptation du droit. En effet, qui serait responsable en cas d’accident ? Un défi qui, cette fois, n’est pas pour les constructeurs automobiles mais pour le législateur.

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