Heuliez : Estrosi n'a jamais douté de la viabilité

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Heuliez : Estrosi n'a jamais douté de la viabilité
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Le ministre de l'Industrie s’est félicité sur Europe 1 d’avoir "sauvé un grand projet industriel".

La reprise d’Heuliez par le groupe Bernard Krief Consulting (BKC) a été actée mardi en début d’après-midi. Le tribunal de commerce avait pourtant accordé la reprise à BKC dès le 6 juillet. "Nous attendions le certificat de l’apport des 15 millions d’euros de BKC", a expliqué Christian Estrosi, mardi sur Europe 1.

Le ministre de l'Industrie a souligné qu’il n’avait "jamais douté de la viabilité d’Heuliez". C’est "un grand projet industriel", a déclaré Christian Estrosi, soulignant que l’entreprise avait "déjà la possibilité, dès 2010, de produire quatre véhicules électriques et disposait de nombreux brevets".

Interrogé sur ses rapports avec Ségolène Royal, la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, qui a contribué à hauteur de 5 millions, Christian Estrosi a affirmé n’avoir "jamais été fâché", avec elle. "Ségolène s’est battue avec un certain panache", a-t-il ajouté. L’ancienne candidat à la présidentielle avait d’ailleurs déclaré un peu plus tôt avoir "vécuun de ses plus beaux moments de sa vie politique".

Le ministre de l’Industrie est aussi revenu sur le cas de Molex. Les machines ont en effet été remises en route mardi, avec 14 anciens salariés sur 283. "Quand je suis arrivé à mes fonctions, il n’y avait plus d’activité industrielle. Je me suis donc battu de toutes mes forces. Et si ça redémarre on peut remonter", a-t-il détaillé, précisant , "d’ici deux ans, on peut avoir entre 180 et 200 salariés".

Enfin, au sujet du clash intervenu mardi lors d’une réunion des députés UMP à l’Assemblée, Christian Estrosi a déclaré qu’il désapprouvait "les propos de Pascal Clément", ajoutant suite à l’attitude de Nora Berra : "je serais resté pour ma part, on ne quitte pas la réunion du groupe UMP". Le ministre a rappelé qu’il soutenait "l’ouverture du débat sur l’identité nationale", car "à force ne pas évoquer les vrais sujets nous risquons demain d’aller vers des drames."

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