Zone euro: Bruxelles relève légèrement ses prévisions de croissance

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Zone euro: Bruxelles relève légèrement ses prévisions de croissance
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La mise à jour des projections économiques de la Commission européenne est positive. Mais les données pour la France montre que l'inversion de la courbe du chômage n'est pas évidente...

"La reprise gagne du terrain", titre la Commission européenne, dansla dernière mise à jour de ses prévisions économiques parue en ce début d'après-midi. L'exécutif communautaire a relevé ses prévisions de croissance 2014 et 2015 et atténué celles de l'inflation sur la même période. Désormais, Bruxelles mise sur une hausse du PIB réel de 1,2% en 2014 et de 1,8% en 2015 dans la zone euro, contre respectivement 1,1% et 1,7% jusque-là. L'inflation est attendue à 1% cette année, puis autour de 1,2 / 1,3% en 2015. Renforcement de la demande intérieure "La reprise gagne du terrain en Europe, après le retour à la croissance intervenu au milieu de l'année dernière. Le renforcement de la demande intérieure cette année devrait nous aider à obtenir une croissance plus équilibrée et durable", pronostique Olli Rehn, le commissaire aux questions économiques. L'autre bonne nouvelle, c'est que la croissance repose "sur une assise plus large", même si des décalages subsistent toujours entre Etats Membres. Le marché du travail constitue toujours un point noir, mais la Commission mise sur une faible augmentation de l'emploi en 2014 et une baisse du taux de chômage qui devrait tendre vers 11,7% d'ici 2015. Bruxelles mise aussi sur une poursuite de la réduction des déficits grâce aux mesures d'assainissement budgétaire. En 2014, les déficits budgétaires nominaux devraient revenir à 2,6% du PIB dans la zone euro, alors que le ratio dette/PIB atteindrait 96%. Enfin, les risques ont tendance à revenir vers l'équilibre, un discours plus optimiste que lors des prévisions livrées à l'automne. +1% de croissance en France Concernant la France, la Commission anticipe une croissance de 1% cette année puis de 1,7% l'année prochaine. La dette brute rapportée au PIB ressortirait à 96,1% en 2014 puis à 97,2% en 2015, pour un déficit budgétaire représentant 4% du PIB cette année, et 3,9% l'année prochaine (contre respectivement 2,6% puis 2,5% pour la moyenne de la zone euro). L'inflation hexagonale demeurerait faible à 1,2% cette année, puis à nouveau 1,2% en 2015. Enfin, le taux de chômage atteindrait 11% cette année et se maintiendrait au même niveau en 2015.