Xavier Niel, le patron préféré des cadres

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Xavier Niel, le patron préféré des cadres
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Le fondateur d'Iliad devance Michel-Edouard Leclerc et Guillaume Pépy.

Les chantres du pouvoir d'achat sont les patrons les plus populaires aux yeux des cadres, selon le dernier pointage de l'institut Viavoice pour HEC, 'Le Figaro' et France Inter. Xavier Niel, le fondateur d'Iliad, arrive en tête de ce classement, avec 54% de citations contre 17% d'opinions négatives. Il devance Michel-Edouard Leclerc (à 54%, contre 25% d'opinion négatives). Guillaume Pepy complète le podium : "en revanche le président de la SNCF subit des défections d'image : établis à 36%, les jugements positifs le concernant connaissent une baisse de 9 points par rapport à l'année dernière, et les jugements négatifs, à 42%, sont en progression de 14 points", écrit Viavoice, qui évoque notamment conflit social et affaire des "TER trop larges". Suivent Bernard Arnault, le patron de LMVH, et Carlos Ghosn pour Renault-Nissan. Le moral en berne Côté moral, l'indice synthétique livré par Viavoice fait état d'une chute de huit points chez les cadres à la fin du 1er semestre. "Une baisse significative de la perte de confiance, de la part des décideurs économiques, à l'égard d'une conjoncture moins bonne que prévue, et insuffisante pour envisager un solide retour d'activité : ainsi l'Insee table cette année pour une croissance de 0,7%, loin des 1% prévus par le gouvernement", écrivent les auteurs de cette étude. L'emploi inquiète Dans le détail, plus de la moitié (54%) des cadres anticipent une baisse du niveau de vie général en France d'ici un an, ce qui matérialise une progression de trois points par rapport au mois de mai, contre seulement 12 % qui s'attendent à une amélioration (-3). Au sein de leur entreprise, 34% d'entre eux jugent leurs collaborateurs "motivés", là aussi en baisse de 4 points. L'emploi reste au coeur des préoccupations : seulement 10% des cadres (-5) anticipent "une baisse du nombre de chômeurs dans les mois à venir, contre 67% qui appréhendent plutôt une augmentation du chômage". Viavoice observe qu'il s'agit d'une "forte hausse (+12 points), qui semble par ailleurs appuyer les prévisions de l'Insee (22.000 suppressions de postes dans le secteur privé en 2014, compensées en partie par des emplois aidés dans le secteur public)".