Vers une situation de blocage en Italie ?

  • A
  • A
Vers une situation de blocage en Italie ?
Partagez sur :

Un nouveau vote pourrait se profiler...

A l'image des autres places européennes, le marché parisien a réduit ses gains en fin de séance, suite aux premiers résultats contradictoires des sondages de sortie d'urnes concernant les élections italiennes. Les citoyens ont renouvelé dimanche et lundi la composition de la Chambre des députés (630 élus), ainsi que les 315 membres du Sénat. Confusion autour des résultats Pour le moment, difficile de savoir quel sera le résultat définitif, qui devrait être dévoilé dans la soirée ou dans la nuit. Les premières données relayées par la chaîne Sky situaient le centre gauche mené par Pier Luigi Bersani à 34,5% à la chambre basse et à 37% au Sénat, devant la coalition dirigée par Berlusconi, à respectivement 29% et 31%, selon le même sondage. Mais selon un deuxième sondage de la télévision publique italienne publié en fin d'après-midi,  le centre droit arriverait en tête au Sénat italien avec 31% pour le bloc de Silvio Berlusconi. Le Mouvement 5 Etoiles (M5S), le parti anti-élites du comique Beppe Grillo, confirmerait sa percée en se hissant à la troisième place du scrutin, largement devant le bloc centriste du président du Conseil sortant, Mario Monti... Vers un blocage ? Avec une chambre à gauche et une chambre à droite, les Italiens seraient face à une situation de blocage. Une instabilité politique qui n'est pas du goût des marchés. "Il y a des engagements à tenir au niveau européen et avec le discours électoraliste tenu par (Silvio) Berlusconi, cela risque de peser sur les finances publiques italiennes", a confié un trader à Paris, auprès de l'agence Reuters. Si la situation venait à se confirmer, les Italiens pourraient de nouveau être appelés aux urnes. "Le scénario qui se dessine (...) laisse penser qu'il n'y aura pas de gouvernement stable et que nous devrons revoter", a déclaré à la télévision italienne, le porte-parole du Parti démocrate pour les questions économiques, Stefano Fassina.