Vague de divorces en Chine pour contourner une taxe immobilière

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Vague de divorces en Chine pour contourner une taxe immobilière
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Les autorités, qui bveulent freiner la spéculation, n'avaient pas tout prévu...

Se séparer pour échapper aux impôts... La Chine est touchée depuis le début de la semaine par une vague de divorces : les couples se sont précipités dans les administrations, à l'image de Shangaï, où 53 demandes ont été déposées en une seule journée. La presse chinoise écrit que le même phénomène a été observé à Wuhan, Nanjing ou Ningbo. La raison de ce désamour : une taxe de 20% sur les plus-values à la vente des résidences secondaires, pour freiner la spéculation immobilière. Créée il y a une vingtaine d'années, elle n'a jamais été fermement appliquée. Seule manière d'y échapper : la décision des autorités chinoises stipule qu'en cas de divorce, les couple peuvent se partager les biens, et faire passer une maison du statut de résidence secondaire à résidence principale. En Chine, le divorce peut être rapide, ne coûte que quelques yuans... et rien n'empêche les couples de se remarier une fois leur bien vendu. Remariage après la transaction Un fonctionnaire, cité par le 'Shangai Daily', explique que la hausse du nombre de divorces a été tirée par les fraudeurs sans complexe. "J'ai dit à chacun d'entre eux de venir ici pour un nouvel enregistrement remariage dès que la transaction serait bouclée", a-t-il expliqué au journal. Le gouvernement, lui, se refuse à donner les chiffres officiels des demandes de divorces, de crainte de donner des idées aux propriétaires. Le phénomène n'est pas nouveau en Chine, où rien ne semble pouvoir stopper l'appétit pour l'immobilier. En 2010 et en 2011, de nombreux couples avaient eu recours au divorce, afin de contourner les restrictions et acheter davantage de biens...