Union bancaire : les Européens tombent d'accord

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Union bancaire : les Européens tombent d'accord
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Après 16 heures de négociations, ils sont parvenus à trouver un terrain d'entente...

Après 16 heures de négociations, les pays de l'UE sont parvenus à un accord sur l'Union bancaire afin de venir en aide aux établissements en difficulté, a indiqué le Parlement européen ce jeudi. Ne pas faire payer le contribuable Selon le "projet de document" consulté par Reuters, la BCE jouera un rôle de premier plan pour décider ou non de fermer un établissement. "Les banques seront traitées de la même manière partout en Europe (...) le mécanisme sera beaucoup plus juste", estime le groupe PPE (droite) dans un communiqué publié sur son site. Un accord semble également avoir été trouvé pour que le fonds de résolution bancaire - financé par des contributions versées par les banques elles-mêmes - soit constitué sur une période de huit ans, soit deux ans de moins que prévu initialement. Il sera progressivement abondé jusqu'à atteindre 55 milliards et 40% de la collecte seront mis en commun dès la première année, une proportion qui atteindra 70% au bout de trois ans, précise encore Reuters. "Cela augmente la puissance de feu du fonds et permettra d'éviter que le contribuable paie la facture d'une éventuelle crise", a encore souligné le PPE. Union de façade ? Si le ministre français de l'Economie et son homologue allemand, Wolfgang Schauble ont salué cet accord, certains analystes se montrent plus réservés, dénonçant une union de façade. Il "permettra qu'on mette en place une union bancaire, c'est-à-dire une vraie protection contre les faillites bancaires qui accordera la vraie responsabilité de ces faillites à ceux qui en seraient éventuellement les fauteurs", a déclaré ce matin sur 'France Info', Pierre Moscovici. "La clé de l'union bancaire, c'est une autorité dotée d'un pouvoir financier. Ce ne sera pas les cas, donc il n'y a pas d'union bancaire", a en revanche confié Paul De Grauwe, de la London School of Economics à Reuters. L'agence de presse explique en effet que, si les capitaux propres du nouveau fonds sont insuffisants, il ne pourra avoir accès au Mécanisme européen de stabilité (MES), le dispositif de gestion de crise de la région.