Une taxe sur les nuits d'hôtel en Ile-de-France

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Une taxe sur les nuits d'hôtel en Ile-de-France
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Le syndicat des transports d'Ile-de-France propose en effet la création d'une taxe de séjour régionale d'un montant unitaire de 2 euros.

L'idée de taxer les nuits d'hôtels revient régulièrement sur le devant de la scène en France. Cette fois, c'est le Stif qui monte au créneau. Le syndicat des transports d'Ile-de-France propose en effet la création d'une taxe de séjour régionale d'un montant unitaire de 2 euros. L'objectif serait de générer quelque 140 millions d'euros de recettes par an pour financer le développement des transports dans la région. La démarche n'est pas dénuée de logique. Dans le cadre du protocole signé en juillet 2013, il manque encore 150 millions d'euros de financements à trouver au niveau de la région. Et comme le souligne lui-même le syndicat, il ne serait pas insensé de faire contribuer les touristes au financement des transports, ces derniers étant un élément d'attractivité de la région. Reste que l'histoire ne plaide pas en faveur d'une telle proposition. Car l'idée de taxer les nuits d'hôtels n'est pas nouvelle. Plusieurs projets similaires ont été dévoilés dans un passé récent, avec des objectifs variés. Mais ils ont à chaque fois fait long feu. 3 projets sans suite en 3 ans En 2011, il s'agissait de financer le non-relèvement de la TVA sur les parcs à thème. Instaurée en septembre (avec application en novembre), la taxe de 2% sur les nuitées en hôtels de luxe (plus de 200 euros la nuit) a finalement été supprimée par les députés deux mois plus tard. Elle devait rapporter 100 millions d'euros. Même chose fin 2012 avec un projet destiné à financer l'allocation transitoire de solidarité. Le Sénat avait suggéré une grille de taxation de 2% à 6% sur l'hôtellerie de luxe, selon le prix de la chambre. Cependant l'idée n'a pas été retenue dans le budget 2013. Enfin, un projet similaire a refait surface l'été dernier dans un rapport parlementaire... sans plus de succès. L'auteur du rapport proposait alors de financer par ce moyen les séjours en colonies de vacances. Même s'ils visaient plus spécifiquement l'hôtellerie de luxe, ces trois exemples montrent que la tâche du Stif  ne sera aisée. D'autant que les professionnels du tourisme ne devraient pas manquer de réagir.