"Une sorte d'union nationale" sur la nationalisation temporaire de Mittal, selon Montebourg

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"Une sorte d'union nationale" sur la nationalisation temporaire de Mittal, selon Montebourg
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Henri Guaino ou encore Thierry Breton ont soutenu l'idée du ministre du Redressement productif.

La nationalisation temporaire de l'usine Florange d'ArcelorMittal proposée par Arnaud Montebourg a reçu le soutien de plusieurs personnalités de gauche mais aussi, au moins de manière partielle, de la droite. Un geste salué ce mardi par le ministre du Redressement productif : "Il y a une sorte d'union nationale" autour de ce sujet, a-t-il déclaré, lors de la séance de questions posées au gouvernement à l'Assemblée nationale. Thierry Breton et Henri Guaino en soutien Arnaud Montebourg a en particulier remercié Thierry Breton, ministre de l'Economie au moment où Mittal a lancé son OPA hostile sur Arcelor, début 2006. Dans une interview accordée lundi au journal 'Les Echos', il a estimé qu'une nationalisation du site sidérurgique de Florange pourrait être envisagée comme un "ultime recours", après avoir exploré par le dialogue toutes les issues possibles, et après avoir étudié au préalable "les conditions de réussite et de viabilité économique d'une telle opération". Le ministre du Redressement productif a par ailleurs salué les propos de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, toujours dans 'Les Echos'. "L'Etat ne peut pas rester indifférent au sort de la sidérurgie (...) La nationalisation temporaire est une question que nous nous étions posée avec Nicolas Sarkozy sur le modèle de ce qui avait été fait pour Alstom. Il faut se reposer sérieusement cette question aujourd'hui", a-t-il déclaré tout en regrettant "la forme polémique" utilisée par Arnaud Montebourg. Stabiliser l'activité Le délai accordé au gouvernement pour trouver un repreneur aux deux hauts fourneaux et à l'aciérie de Florange, qu'ArcelorMittal veut fermer, expire dans quatre jours. Deux offres de reprises ont été déposées, mais sur l'ensemble du site, ce que rejette la direction du groupe. Face à ce refus, Arnaud Montebourg a voulu frapper fort en suggérant "une association avec un industriel, minoritaire, le temps de stabiliser l'activité" sur site de Florange, sans que l'opération ne pèse sur les finances publiques. Le président de la République, François Hollande devait rencontrer le PDG, Lakshmi Mittal ce mardi.