Une nouvelle thèse contredit l'expertise de l'explosion de l'usine AZF

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Une nouvelle thèse contredit l'expertise de l'explosion de l'usine AZF
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Selon cette nouvelle étude, une première explosion, dans une usine voisine d'AZF, serait à l'origine de l'accident.

Une contre-expertise remettrait en cause l'enquête sur les raisons de l'explosion de l'usine AZF, qui s'est produite le 21 septembre 2001 à Toulouse, causant la mort de 31 personnes et en blessant 20.000 autres. D'après le quotidien régional 'Sud-Ouest', qui cite les résultats des recherches menées par Laurent Jacob, polytechnicien et ingénieur retraité de l'armement, "une fuite du carburant des fusées, serait à l'origine de cette déflagration". Une première explosion à l'origine de celle du hangar AZF Selon l'équipe d'experts, cette fuite de carburants aurait entraîné une première explosion au sein des installations de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), qui se situaient à côté de l'usine AZF. "Les vibrations du sol auraient ensuite déclenché l'explosion de deux bombes dormantes issues des frappes aériennes de l'aviation anglaise pendant la Seconde Guerre mondiale", situées sous le hangar 221 de l'usine AZF, qui appartenait à la soiété Grande Paroisse, filiale de Total, souligne Sud-Ouest. Délibéré dans moins d'un mois Cette nouvelle thèse intervient alors que le délibéré du procès en appel doit être rendu le 24 septembre prochain. Selon Sud-Ouest, cette nouvelle thèse a de quoi interpeller d'autant que la SNPE, protégée par le secret défense, n'a jamais été "ciblée par l'instruction judiciaire". En première instance, en 2009, le tribunal correctionnel de Toulouse avait relaxé l'ensemble des prévenus mis en cause, y compris Total, faute de lien de causalité entre les erreurs industrielles et l'accident.