Un salarié au mauvais poste, une équation qui coûte cher

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Un salarié au mauvais poste, une équation qui coûte cher
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Le prix à payer pour les entreprises serait de plus de 3 milliards de dollars chaque année.

Ne pas placer le bon salarié au bon poste... Cette inadéquation des compétences co�"te cher aux entreprises : selon une étude du cabinet PwC commandée par le réseau social LinkedIn, le prix à payer serait de plus de 3 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros) chaque année. Via l'analyse de cinq comportements clés, tels le nombre moyen de fois où un actif change de secteur d'activité, ou le nombre moyen de postes différents occupés au cours de sa carrière, PwC a identifié deux co�"ts majeurs pour les entreprises. En terme de productivité, le manque à gagner serait de 130 milliards de dollars pour l'économie mondiale, "dont 65,6 milliards de dollars en Chine, 29,3 milliards de dollars aux Etats-Unis et 11,7 milliards dollars au Brésil", détaille le cabinet. En France, cela représente 3,2 milliards de dollars pour les entreprises. Du côté des recrutements, l'enveloppe des co�"ts évitables s'élève à 19,8 milliards de dollars au total dans le monde.  La France en 2ème partie de tableau "Le chômage continue de croître alors que des emplois ne sont pas pourvus et que des chefs d'entreprise s'inquiètent de l'inadéquation grandissante entre compétences existantes et besoins de l'économie. Plus les employeurs et employés sauront s'adapter aux évolutions du marché et faire coïncider les compétences avec les postes à pourvoir, plus les entreprises seront productives" analyse Daniel Giffard-Bouvier, associé PwC spécialiste de la gestion des talents. PwC a dressé un Index d'Adaptabilité des Compétences, pour mesurer "la capacité d'un marché à répondre aux évolutions de la demande". Les Pays-Bas sont les mieux notés sur ce point, avec une note de 85, devant le Royaume-Uni (67), le Canada (61) et Singapour et les Etats-Unis (57). Avec 41 points, la France se situe dans la deuxième partie du classement. "Un score qui s'explique notamment par une moindre mobilité interne et externe. Aussi, on note un trop faible usage des réseaux professionnels dans les processus de recrutement. Seuls 27% des RH français y ont recours quand les RH allemands les ont adoptés à 55%", décrypte PwC.