Un non lieu requis par le parquet pour Sarkozy dans le dossier Bettencourt ?

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Un non lieu requis par le parquet pour Sarkozy dans le dossier Bettencourt ?
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La classe politique reste sur ses gardes après des informations dans la presse...

Un non lieu pour Nicolas Sarkozy dans le dossier Bettencourt ? C'est ce que compte requérir le parquet à l'égard de l'ancien chef de l'Etat, mis en examen pour abus de faiblesse, d'après les informations du 'Parisien' ce vendredi. "En raison du caractère très sensible de ce dossier, la chancellerie avait demandé de connaître la position que le procureur déciderait de prendre à l'égard de Nicolas Sarkozy". Ce document a été transmis aux services de Christiane Taubira, et "préfigure donc le réquisitoire définitif du procureur Claude Laplaud concernant ce mis en examen", explique 'Le Parisien'. La décision du parquet est attendue d'ici trois mois. Mais il ne s'agit que son "avis", que les juges, qui auront le dernier mot, ne sont pas obligés de suivre. Nicolas Sarkozy pourrait donc être malgré tout renvoyé devant un tribunal correctionnel. Pour mémoire, le 21 mars, il avait été entendu pendant près de neuf heures au Palais de justice de Bordeaux par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil, qui cherchait à déterminer le nombre de visites effectuées au domicile des Bettencourt en 2007. "Attendre la suite" Après sa mise en examen, des proches de l'ancien chef de l'Etat et des ténors de l'UMP ne se sont pas privés de critiquer la justice et les magistrats, dénonçant notamment "un acharnement judiciaire". Mais les réactions sont plutôt prudentes ce vendredi après ces révélations : "C'est une bonne nouvelle qui me semble logique dans le cadre de cette procédure judiciaire, qui n'est pas arrivée à son terme", a commenté l'ancienne ministre UMP Nadine Morano, sur BFM TV. "Quand vous voyez le chef d'accusation de cette mise en examen qui nous a paru tellement grotesque évidemment ça serait un soulagement dans cette affaire mais il faut laisser la justice faire son travail." L'ancienne ministre UMP de la Justice, Rachida Dati, invitée elle aussi de BFM TV a déclaré que "ça arrive, c'est l'état de droit, tant mieux. Je ne vais pas commenter une information de presse que je ne connais pas. C'est la procédure qui veut ça". A gauche, Jean Luc Mélenchon, a jugé que rien n'était fait. "J'en déduis que le parquet doit avoir ses raisons, le parquet est lié au ministère de la Justice", a estimé le co-président du Parti du gauche sur France info. "Je n'imagine pas Madame Taubira (la ministre de la Justice) donner des consignes personnelles, donc le magistrat a l'air de prendre sa décision sur ses bases à lui. Rien n'est fait, il s'agit juste d'un rapport donc attendons la suite."