Transport ferroviaire : le gouvernement veut un gestionnaire unique

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Transport ferroviaire : le gouvernement veut un gestionnaire unique
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Il serait rattaché à la SNCF.

"Tous les observateurs du système ferroviaire s'accordent sur l'urgence de mettre fin à (l)'organisation incohérente" du réseau, observe le ministre des Transports, Frédéric Cuvellier qui a présenté ce mardi les grandes lignes de sa réforme ferroviaire. Elle passe par la réunification de RFF et de la SNCF, séparés depuis 1997. Une gestion éclatée Dans un document de présentation transmis à la presse, le ministre reconnaît la qualité des acteurs en présence (RFF - SNCF Infra - Direction de la circulation ferroviaire) mais souligne le "caractère inabouti de l'organisation actuelle". "En effet, la gestion du réseau est éclatée entre trois entités distinctes dont les responsabilités respectives sont fortement imbriquées, et dont les interfaces sont difficiles à déterminer", poursuit-il. Un gestionnaire unique rattaché à la SNCF La réforme prévoit donc de regrouper "au sein d'une entité unique toutes les fonctions ayant trait à la gestion et à la maintenance du réseau". Un gestionnaire d'infrastructures unique (GIU), rattaché à la SNCF serait ainsi mis en place. "Nous voulons ainsi réunir la famille cheminote sous un même toit, afin d'en finir avec les rivalités passées", expliquait hier, Frédéric Cuvillier dans une interview au quotidien 'Le Monde'. La cohésion entre le GIU et la SNCF se manifestera notamment dans la politique de ressources humaines, poursuit le ministre. Rétablir l'équilibre financier du système Cette réorganisation doit permettre de rétablir l'équilibre financier du système ferroviaire dont la dette s'élève à 31 milliards d'euros et se creuse chaque année de 1 à 1,5 milliard d'euros supplémentaire. Frédéric Cuvellier exclut qu'elle puisse être requalifiée en dette d'Etat en revenant dans le giron de la SNCF. "Les recettes commerciales couvriront plus de 50% des coûts. Par ailleurs, RFF ne perdra pas sa garantie patrimoniale, qui est le réseau qu'il gère", confiait-il au journal 'Le Monde'.