Transport aérien : l'Arcep autorise l'embarquement à bord de la 3G et 4G

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Transport aérien : l'Arcep autorise l'embarquement à bord de la 3G et 4G
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Des conditions spécifiques devront être respectées. Les compagnies aériennes demeurent maîtres à bord...

Surfer sur internet en plein vol est un acte désormais autorisé au sein de l'espace aérien français. Dans une décision publiée ce jeudi, l'autorité de régulation des télécoms (Arcep) indique en effet que "chaque compagnie aérienne aura le choix de proposer effectivement des services 3G et 4G", dans le respect des règles de l'aviation civile. En outre, les compagnies aériennes ne sont pas obligées de suggérer ces services. Plus de 3.000 mètres d'altitude L'autorisation délivrée ne vaut cependant que pour les systèmes 2G et 4G dans la bande 1.800 MHz et 3G dans la bande 2.100 MHz, à une altitude supérieure à 3.000 mètres. Cette distance réglementaire doit éviter les brouillages des télécommunications au sol. Ces interférences inquiètent d'ailleurs les opérateurs mobiles, à l'image d'Orange. "Cette décision pourrait avoir des conséquences sur son réseau 4G dans le bande 2,6 GHz, les mobiles dans les avions risquant de se connecter et de dégrader les cellules concernées sur le réseau mobile terrestre", écrit l'opérateur, dans sa réponse à la consultation menée par l'Arcep. L'opérateur historique demande donc que tout risque soit écarté pendant la période transitoire fixée par la Commission européenne, soit 2017. Législation européenne Car la présente réglementation émane en effet de Bruxelles. "La présente décision, prise sur le fondement des articles précités, a pour objet d'appliquer au niveau national le cadre défini par la Commission européenne", précise  l'Arcep dans sa décision. En novembre dernier, l'organe exécutif européen a adopté une nouvelle législation, qui autorise notamment aux passagers de surfer sur les réseaux sociaux pendant le vol, ou d'envoyer des courriels avec pièces jointes.