Toujours pas d'accord conclu sur la Grèce...

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Toujours pas d'accord conclu sur la Grèce...
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Le point d'achoppement des discusisons concerne toujours l'objectif de désendettement du pays...

Après 11 heures de réunion, les ministres des Finances se sont quittés cette nuit sans accord sur la dette grecque ! La conférence de presse prévue à l'issue de leur rencontre a même été annulée, et un nouveau rendez-vous est désormais fixé pour l'Eurogroupe à lundi prochain, le 26 novembre. Pour l'heure, Athènes n'a donc toujours pas reçu sa tranche d'aide d'un peu plus de 30 milliards d'euros... Un accord possible dès lundi ? Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker a néanmoins fait une déclaration à la presse, se disant "un peu déçu" par cet échec, mais affirmant qu'un accord serait "possible" lundi. "Nous sommes tout près d'un accord mais il n'a pas été possible aujourd'hui", a-t-il ajouté. De son côté, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a jugé que "les questions étaient si complexes que nous n'avons pas trouvé de solution définitive". L'Eurogroupe réclame un délai de 2 ans A l'annonce de ce nouveau report, l'Euro a baissé de 0,5% à 1,2755$ ce mercredi matin dans les échanges interbancaires en Asie, les marchés s'inquiétant de l'incapacité des pays européens et du FMI à sortir de l'impasse sur le dossier grec. Les créanciers ne parviennent pas à s'accorder sur les modalités de financement d'un report de deux ans, à 2022, de l'objectif de désendettement d'Athènes... Les Européens estiment qu'Athènes ne sera pas en mesure de ramener sa dette à 120% de son PIB en 2020, malgré ses efforts de réformes. Mais de son côté, le FMI incite l'Europe à maintenir la date-butoir de 2020, tout en acceptant de d'essuyer des pertes sur la dette grecque qu'ils détiennent en portefeuille... Les créanciers planchent sur de nombreuses solutions pour réduire la dette grecque, qui devrait gonfler à 190% du PIB en 2014, et pour combler un trou de 32 Milliards d'Euros résultant des dérapages des deux premiers plans d'aide et du délai supplémentaire de deux ans. Parmi les hypothèses de travail : une réduction des taux d'intérêt sur les prêts déjà accordés à la Grèce, à 0,25% contre 1,5% actuellement. L'Allemagne s'opposerait cependant à une décote aussi élevée... Un moratoire de 10 ans sur le versement des intérêts de la dette est aussi à l'étude, ainsi qu'un rachat au rabais de la dette grecque détenue par le secteur privé, au taux de 0,30 Euro pour chaque Euro détenu, selon des sources proches des négociations.