Télécoms : les revenus de l'activité mobile ont encore chuté au deuxième trimestre

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Télécoms : les revenus de l'activité mobile ont encore chuté au deuxième trimestre
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Ils ont reculé de 13,2% par rapport à la même période de l'année 2012, en raison de la généralisation des forfaits low-cost...

Les effets de la vague "low-cost" a encore pesé sur les revenus des services mobiles des opérateurs télécoms au deuxième trimestre... D'après les dernières données de l'observatoire Arcep, ils se sont élevés sur la période à 3,9 milliards d'euros hors taxes, soit un repli de 13,2% par rapport à la même période 2012 et après -12,1% au premier trimestre.   Le tout illimité booste la consommation Sans surprise, cette baisse des revenus mobiles s'explique par "la création de nouveaux forfaits à faible co�"t et la migration ininterrompue des clients vers des forfaits sans achat conjoint d'un équipement". Free mobile, mais aussi les marques "low-cost" des opérateurs historiques (Sosh, Red, B&You) ainsi que les MVNO proposent depuis début 2012 des offres sans engagement, en illimité, avec ou sans téléphone. Suite au lancement de la 4G, ils espèrent restaurer une partie de leurs marges.   D'ailleurs, le "tout compris" a engendré une hausse des communications, de 20 minutes en moyenne par client et par mois, par rapport au deuxième trimestre 2012. Sur un mois, la durée moyenne s'établit ainsi à 2h56. De même, le volume de données internet consommé a cr�" de plus de 60% sur un an, alors que le nombre de SMS a augmenté de 5% après +20% à +30% l'an dernier. Emploi stable Sur le front de l'emploi, l'Arcep précise qu'en 2012 -données sur une base annuelle - le nombre de salariés des opérateurs de communications électroniques est resté stable (+0,1% par rapport à 2011) avec 129.000 personnes en décembre 2012. L'Autorité estime même que l'emploi s'est amélioré depuis trois ans. Mais d'après le Syndicat des professionnels des centres de contact (SP2C) qui a récemment dévoilé une étude, la logique du "low-cost" aurait eu des répercussions sur les "call centers". Près de 4.000 postes seraient supprimés cette année, soit autant qu'en 2012, au sein des plateformes d'appels des opérateurs Orange, SFR et Bouygues. Au total, la profession compte 55.000 salariés.