Taxe de séjour : Christian Eckert veut "éviter les effets pervers"

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Taxe de séjour : Christian Eckert veut "éviter les effets pervers"
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Le débat parlementaire va être mis à contribution pour tenter de répondre aux inquiétudes des professionnels du tourisme.

Alors que la hausse du plafond de la taxe de séjour suscite des inquiétudes, le gouvernement va se donner le temps de la réflexion. "On va profiter de la navette parlementaire pour éviter quelques effets pervers (...) on va mettre à profit la discussion pour le retravailler", a indiqué mardi le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert dans l'émission "DirectPolitique" organisée par '20 Minutes', 'Ouest France' et 'L'internaute.com'. Deux amendements adoptés L'Assemblée nationale a en effet adopté mardi, en première lecture, deux amendements au projet de loi de finances rectificative pour 2014. Le premier relève jusqu'à 8 euros le plafond de la taxe de séjour, le niveau actuel - compris entre 0,20 euro et 1,50 euro selon les catégories d'hôtel - étant jugé trop bas par rapport à d'autres pays. Le deuxième prévoit que le fruit de cette taxe soit affecté à la région Ile-de-France afin de financer le développement des infrastructures, ainsi que leur rénovation, dans le cadre du Grand Paris. Le cri d'alarme de Fabius Ce week-end, le ministre des Affaires, Laurent Fabius, s'est toutefois vivement opposé à ces mesures, les jugeant "contradictoires avec l'engagement solennel pris par le Président de la République et le Premier ministre de stopper l'alourdissement inconsidéré des taxes". Il appelait à trouver "d'autres pistes". L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) a également réclamé le retrait de ces amendements, rappelant qu'entre 2008 et 2011, la taxe de séjour a déjà progressé de 26,3%.