Taxe à 75% : "Personne ne sanglote sur l'immense misère des clubs de foot"

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Taxe à 75% : "Personne ne sanglote sur l'immense misère des clubs de foot"
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D'après ses conseillers à l'Elysée, François Hollande ne devrait pas reculer sur cette taxe...

François Hollande bougera-t-il aussi face aux représentants du football français, après sa marche arrière sur l'écotaxe et sur la fiscalité de l'épargne ? Alors que les équipes de ligue 1 de ligue 2 sont passées à la vitesse supérieure contre la taxe à 75% sur les hauts revenus, en promettant une grève le week-end du 29 novembre au 2 décembre, les observateurs estiment que le chef de l'Etat devrait rester inflexible lors de sa réunion programmée ce jeudi avec les présidents des clubs. "Personne ne sanglote sur l'immense misère des clubs de foot", juge l'un des conseillers de François Hollande. Le chef de l'Etat a exclu vendredi, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, de faire une exception pour les joueurs de football. Et cette fois, sa position est confortée par une opinion très largement favorable à cette mesure. "Journée incompréhensible" Selon un sondage Opinionway paru dans 'Le Parisien', les Français sont 67% à estimer qu'il revient aux joueurs percevant de hautes rémunérations de payer la taxe à 75%. A l'inverse, seulement 31% d'entre-eux pensent que cette imposition doit être due par les clubs qui versent des salaires élevés. Un message très largement repris au sein de la majorité. "Cette journée sans football est incompréhensible pour les Français. Le président doit dire aux présidents de clubs de foot qu'il faut qu'ils mouillent le maillot pour notre pays", a déclaré mercredi sur France Info Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. La taxe à 75% touche la part des salaires annuels supérieurs à un million d'euros versés en 2013 et 2014. La nouvelle mouture prévoit qu'elle sera payée par les entreprises : la Ligue professionnelle de football a estimé qu'elle devrait toucher 13 clubs de Ligue 1 pour plus de 44 millions d'euros, un montant contesté par le gouvernement, et ce au moment où plusieurs clubs connaissent des difficultés financières. Le gouvernement a décidé qu'elle ne pourrait dépasser 5% du chiffre d'affaires d'une entreprise, afin de limiter son impact.