Sursis pour les librairies Chapitre n'ayant pas encore trouvé de repreneur

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Sursis pour les librairies Chapitre n'ayant pas encore trouvé de repreneur
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Le tribunal de Commerce de Paris a validé une poursuite d'activité jusqu'au 8 février prochain.

Le tribunal de commerce de Paris a validé mercredi la poursuite d'activité des librairies Chapitre, filiale d'Actissia (France Loisirs, Le Grand Livre du mois) jusqu'au samedi 8 février 2014 inclus, suite à leur liquidation judiciaire, a fait savoir la CGT sur son compte Twitter. Ce sursis doit permettre aux éventuels repreneurs de peaufiner leurs offres. Au total, le groupe compte 54 librairies et emploie autour de 1.000 salariés. Le site Chapitre.com n'est pas concerné. Reprises au cas par cas Plusieurs librairies ont déjà été sauvées. Le 27 décembre dernier, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti avait annoncé la validation par le juge de 11 projets de reprise "permettant à la fois de préserver plus de 200 emplois et de maintenir une offre de qualité dans les villes de Montélimar, Angoulême, Perpignan, Saint Brieuc, Besançon, Orléans, Lorient, Limoges, Nancy, Cherbourg et Paris". L'éditeur Albin-Michel aurait repris plusieurs librairies, à l'image de celle de Lorient, d'après 'Ouest-France', mais aussi de Limoges, selon France 3 Limousin  ou encore de Besançon. A Cherbourg, la librairie est passée dans le giron du PDG de Leclerc de Tourlaville, toujours selon 'Ouest France'. Reste donc à trouver une solution aux magasins. Pour certains, la partie est loin d'être gagnée. A Calais, dans le Nord par exemple, les repreneurs tarderaient à se faire connaître, selon 'La Voix Du Nord', tout comme à Laval ou encore Clermont-Ferrand qui aurait toutefois reçu quelques marques d'intérêt, selon le site internet de ' La Montagne'. Dizaines de millions d'euros de pertes Le groupe Actissia dit avoir enregistré des pertes s'élevant à plusieurs dizaines de millions d'euros depuis sa constitution en 2009. "La fragilité de la situation économique, conjuguée aux problèmes d'approvisionnement de livres, absolument crucial à cette époque de l'année, ont largement précipité la cessation de paiement du réseau", explique-t-il.