Suppression de l'écotaxe : les sociétés d'autoroutes mises à contribution ?

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Suppression de l'écotaxe : les sociétés d'autoroutes mises à contribution ?
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Le péage de transit qui remplacera l'écotaxe ne rapportera pas autant que le dispositif initial.

L'écotaxe est enterrée. Comme l'a annoncé le gouvernement, le dispositif va être remplacé par un "péage de transit". Appliqué aux poids lourds, il concernera environ 4.000 km de routes au lieu des 15.000 km prévus avec l'écotaxe. Côté recettes, la ministre de l'Ecologie, Ségolèle Royal, a parlé de 500 millions d'euros par an. Le "péage de transit" sera donc loin d'égaler l'écotaxe sur ce volet, qui devait initialement rapporter 1,15 milliard d'euros, dont 750 millions d'euros à l'Etat, 150 millions aux collectivités et 250 millions à Ecomouv, la société en charge de la gestion du système. Il manque 250 à 300 millions d'euros Ainsi, même si on considère que ces 500 millions d'euros concerneront des ressources hors co�"t de gestion du dispositif, l'équation sera encore loin d'être résolue. Or le gouvernement compte bien arriver au niveau de recettes prévu avec l'écotaxe. Le ministre du Budget l'a assuré ce matin sur France Info. Selon Michel Sapin, il n'est pas question de diminuer le budget en faveur des transports alternatifs à la route.  Il va donc falloir trouver des recettes complémentaires pour aboutir aux 750 millions d'euros prévus à l'origine voire aux 800 millions d'euros évoqués ce matin. Plusieurs pistes Michel Sapin a assuré que le gouvernement travaillait déjà sur plusieurs pistes. Interrogé sur le sujet, il n'a toutefois cité qu'un exemple avec "les péages sur autoroutes". "J'ai toujours dit qu'il y aurait une négociation avec les sociétés d'autoroute, il ne s'agit pas de mettre de taxe supplémentaire, je ne veux pas que les tarifs autoroutiers augmentent mais les autoroutes seront amenées à participer dans un cadre contractuel avec leurs bénéfices aux grandes infrastructures de notre pays", a souligné pour sa part, Ségolène Royal, sur France Inter. La ministre de l'Environnement avait en effet évoqué cette piste dès le mois d'avril.