Suivi des Marchés : l'incertitude domine en Asie avant le vote italien...

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Suivi des Marchés : l'incertitude domine en Asie avant le vote italien...
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Les investisseurs de la région restent perturbés par les incertitudes sur l'avenir du président du conseil Silvio Berlusconi

Les bourses asiatiques son partagées ce matin, avant le vote des députés italiens sur la politique de Silvio Berlusconi prévu ce mardi... L'indice Nikkei a cédé 1,27% à la clôture, tandis que Hong Kong reste hésitant (+0,1%) en séance, de même que le Shanghai Composite (+0,01%). Sydney gagne 0,48% grâce à une hausse de la confiance des entrepreneurs australiens en octobre. En revanche, Taiwan cède 0,3%, Séoul perd 0,8%, Bombay (indice BSE Sensex) recule de 0,4% et Singapour cède 0,1%. Dans la région, les investisseurs restent perturbés par les incertitudes sur l'avenir du président du Conseil italien et la capacité de l'Italie à mettre en oeuvre les mesures nécessaires pour réduire sa dette de 1.900 milliards d'euros qui représente 120% de son PIB. L'incertitude domine aussi en Grèce, où aucun nom n'a émergé pour l'instant pour remplacer George Papandreou et prendre la tête d'un nouveau gouvernement d'unité nationale. De son côté, la France s'est efforcée de rassurer les marchés, hier, en annonçant un plan d'économies supplémentaires de 7 milliards d'euros, ce qui portera à 65 milliards d'euros son effort financier sur les 5 prochaines années... Sur le marché des changes, les craintes sur la dette italienne font légèrement reculer l'Euro ce matin à 1,3745$ (-0,1%), tandis que du côté des taux, les rendements des obligations italiennes à 10 ans restent dangereusement proches du seuil de 7%, à 6,67%, après un record de 6,8% atteint hier en séance... Une telle tension, si elle se maintenait, rendrait très difficile le refinancement de la dette de Rome dans les prochains mois, posant la question d'un plan de soutien à la 6ème économie mondiale... En Asie, les valeurs japonaises se distinguent ce matin par des baisses remarquées : Olympus notamment s'est effondré de 29%, après la révélation de fraudes financières au sein du groupe. Un audit externe a montré que l'acquisition de Gyrus en 2007 avait été fictivement surfacturé afin de couvrir des pertes subies par Olympus sur des investissements financiers... Le titre Olympus a perdu désormais environ 70% de sa valeur depuis le 14 octobre, date à laquelle son patron britannique, Michael Woodford, avait été évincé brutalement. Woodford a immédiatement dénoncé son licenciement, qu'il a imputé à ses demandes d'explications aux autres dirigeants concernant le prix jugé excessif de l'acquisition de Gyrus et de trois autres sociétés acquises entre 2006 et 2008. A Tokyo toujours, Sony, qui réalise environ un cinquième de ses ventes en Europe, a perdu 4%. D'autres grands exportateurs vers l'Europe ont aussi souffert : -1,4% pour Nissan Motor (environ 15% des ventes en Europe), -2,6% pour Nippon Sheet Glass et -3,8% pour Dainippon Screen Manufacturing (équipements pour semiconducteurs)...